Du vin au HEC

22 janvier 2013 18:52Views: 144

Le vin est en effet de retour au HEC depuis cet automne. Voici l’interview de Louthiern Bonsart, en 2eme annee du BAA et un des fondateurs de «Le vin HEC» nouveau comité appartenant à l’association WattsUp.

D’où vous est venue l’idée de créer un comité sur le vin ?

Au départ on avait émis l’idée de créer une association sur le vin. Et puis en en discutant à droite et à gauche, on nous a parlé de l’ancienne association «in vino veritas» qui existait et qui connaissait un certain succès. Ça nous a donc motivé à nous lancer dans l’aventure.
De plus on pense qu’avoir des notions de vin peut être important quand on rentre dans le milieu des affaires.

Quelles activités avez-vous mis en place?

Nous avons mis en place une activité cet automne qui consistait à emmener un groupe d’étudiants visiter deux vignobles québécois dans la région des Cantons de l’Est.
Nous sommes donc allés visiter le domaine de l’Orpailleur et le Domaine Les Brome. Nous avons été guidés par les propriétaires des domaines et avons dégusté les différents vins produits dans chacun des domaines.
On a d’ailleurs découvert une petite anecdote à propos du propriétaire du domaine
les Brome, Léon Courville. Il a été l’ancien président de la Banque Nationale et il est en ce moment professeur invité d’économie au HEC. C’est en 1981 que lui et sa famille ont fait l’acquisition de ce domaine, séduits par la vue faisant face au magnifique lac Brome.
Avoir des étudiants du HEC qui visitent son domaine ne pouvait donc que le ravir.

Quels sont vos projets ?

En ce moment nous avons deux grands projets :
Le premier serait de créer un bar à vin au 4@7. Mais les négociations avec l’AEHEC restent très difficiles étant donnée la rigidité administrative de cet évènement.
Notre deuxième évènement serait de faire des soirées «Dégustation Vegas». Ce concept innovant est basé sur les règles du poker mais au lieu d’avoir des cartes, on a quatre verres de vin. Chaque verre de vin constitue un «round». À chaque round nous devons parier (deux à cinq jetons de poker) sur l’origine du vin, son cépage, les pastilles SAQ … C’est un concept très ludique car à la fois amusant et divertissant. On repart avec de nouvelles notions et des associations d’idées sur le vin.
Le prochain évènement aura lieu le 29 Janvier au restaurant Le Cercle de HEC.

Comment en êtes vous arrivés à importer le concept de la Dégustation Vegas au HEC ?

Rien ne serait arrivé si on n’avait pas eu le contact de Jessica Harnois qui est une sommelière renommée dans le milieu du vin. Cela fait quelques mois qu’elle organise des Dégustations Vegas pour une clientèle déjà en affaires dans certains restaurants de Montréal. Après un rendez-vous avec elle, où elle nous a proposé ce concept, on a tout de suite pensé que ça pourrait plaire à nos camarades du HEC. On a donc testé le concept dans un restaurant et à partir de là, on a commencé à mettre en place le projet au HEC.

N’ayant pas de ressources financières de la part de HEC, nous avons donc été commandités par Educ’alcool qui est un organisme d’information et de prévention sur la consommation d’alcool. C’est donc aussi en partie grâce à cette entreprise que le projet voit le jour.

Vous n’avez pas eu de problème avec la législation québécoise ?

Il est vrai qu’au début on a eu des difficultés avec la SAQ qui nous restreignait dans notre recherche de vins pour nos évènements.
Il y a eu aussi quelques complications au niveau des permis d’alcool et du timbrage des bouteilles mais aujourd’hui on réussit à travailler avec cette réglementation.

Sinon, que pensez-vous du vin québécois ?

Je pense qu’il faut tout d’abord démystifier ce qu’on dit sur le vin québécois. Il existe de très bons vins québécois à l’image des domaines que nous avons visité qui produisent de très bons vins blancs en particulier.
Les vins de glace sont aussi de très bonne qualité et sont, pour ma part, la vraie valeur ajoutée de l’industrie viticole québécoise.
Certes, il reste des progrès à faire mais il faut aussi prendre en compte que la production de vin au Québec reste très récente (environ depuis les années 1980).
Et il est aussi vrai que les prix laissent à désirer et qu’encore aujourd’hui trouver du bon vin à un prix faible est difficile.

Où en est le vin au Québec aujourd’hui ?

La production vinicole québécoise a connu, ces 15 dernières années, un essor considérable.
En effet, dès les années 70, de jeunes québécois, enfants de la révolution tranquille, sont partis à la découverte du monde et notamment des vins européens. À leur retour, ils ont peu à peu commencé à développer une culture de vigne adaptée au climat et, à partir des années 80, les premiers vins québécois d’une qualité remarquable font leur apparition dans les caves.
Une véritable expertise commence alors à se développer ; si bien qu’aujourd’hui tout œnologue averti sait que le Québec figure désormais sur la liste des terroirs de la scène internationale qu’on ne peut se permettre d’ignorer. La preuve la plus concrète serait les quelques 200 médailles remportées depuis le milieu des années 90 par les vins québécois lors de concours internationaux.

Liens :

http://educalcool.qc.ca/

http://facebook.com/LeVinHec