Développement durable à HEC Montréal: tous concernés!

12 octobre 2010 13:10Views: 8

Suite à la dernière parution du journal L’Intérêt, on a vu qu’il ne suffisait pas aux étudiants de HEC Montréal d’obtenir leur diplôme pour devenir d’excellents gestionnaires. Il leur faut être capables de s’adapter aux exigences économiques et sociales du milieu dans lequel ils feront carrière.

Avoir des connaissances en développement durable, voilà un atout qui peut faire la différence sur le marché du travail, puisque la survie d’un grand nombre d’entreprises dépend, entre autres, de leur stratégie actuelle ou future en matière de développement durable.

Pour Jacques Fortin, responsable du développement durable à HEC Montréal depuis deux ans, l’école de gestion est une institution qui se doit de « préparer les gestionnaires de demain à s’inscrire dans une économie où le bien-être par la qualité de l’eau, de l’air et de la santé comptera autant, sinon davantage, que la possession de biens matériels. Elle doit aussi leur apprendre à vivre dans un monde où les produits et services seront pensés pour répondre à une nouvelle conception de la richesse et coûteront sans doute beaucoup plus à produire. » Bien sûr, les ressources pour le développement durable à HEC Montréal existent, mais il semble qu’elles sont pour l’heure trop disparates et relèvent d’initiatives non corrélées entre elles, d’où peut-être un problème de diffusion aux étudiants.

En effet, de nombreux professeurs-chercheurs ont certes une grande connaissance en matière de développement durable, mais ce savoir est-il connu de tous? Existe-t-il des applications concrètes dans les cours? À part les flashs sur les grands écrans de la cafétéria du bâtiment Côte-Sainte-Catherine et quelques allusions dans certaines matières comme en sociologie d’entreprise, il semble que non. Un manque d’affichage et de vulgarisation que reconnait Jacques Fortin, pour qui cela ne doit pas faire oublier que la réflexion sur ce thème existe bel et bien. « Saviez-vous qu’au cours des cinq dernières années on a dénombré pas moins de 500 publications et allocutions de toutes sortes que vos professeurs auraient produites sur des thèmes reliés au développement durable? », interroge-t-il.

Jacques Fortin va plus loin encore dans sa démonstration en félicitant le travail de nombreux étudiants qui veulent agir pour cette conception de l’intérêt commun en s’impliquant dans les associations étudiantes. « Humaniterre, ABC et l’AEHEC ont organisé, en particulier l’année dernière, des activités de grande qualité concernant le développement durable qui ont fortement contribué à ce que HEC Montréal soit classée, par la prestigieuse revue Corporate Knights, au 5e rang sur 46, pour l’engagement des étudiants dans le développement durable. Il est nécessaire que les étudiants participent aux évènements mis en place par l’école s’ils veulent en sortir avec la culture nécessaire pour faire face aux défis de demain », conclut-il.

On l’aura compris, le projet de Jacques Fortin est de donner une réelle identité à l’école en développement durable, en encourageant ceux qui s’impliquent déjà, en mettant en valeur les puits de connaissances déjà présents dans l’école et en rendant cette notion accessible à tous les étudiants.

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Quelle place pour le développement durable dans le BAA?

Né au début du 20e siècle, le programme du BAA correspond à un système économique productif aux ressources a priori illimitées et capable de supporter une croissance infinie de la consommation. Les enjeux de l’époque visaient à développer le progrès de la science pour améliorer les conditions de vie des personnes et réduire la misère du monde, sans se préoccuper des conséquences écologiques. Mais les années 1970, avec les deux chocs pétroliers, marquent les prémisses d’un nouveau modèle économique dans lequel entre en jeu la notion de développement durable. En effet, la perspective des limites de notre planète amène les spécialistes à repenser notre conception des fondements de l’économie, des modes de consommation, de production, etc. Ainsi, pour former au mieux les étudiants, le BAA doit s’adapter à cette évolution de l’économie et des pensées en incorporant dans son programme la notion de développement durable.

Des idées pour l’avenir

Le développement durable à HEC Montréal, ce n’est pas seulement le campus durable avec les tasses réutilisables qui permettent moins de déchets. L’école veut également limiter au maximum le recours au papier. Pour cela, certains professeurs favorisent déjà dans leur cours l’utilisation de ressources électroniques rendues possibles grâce à ZoneCours 1 et bientôt ZoneCours 2. Jacques Fortin, par exemple, a donné un cours de comptabilité à la session dernière sans que lui et ses étudiants n’utilisent une seule feuille de papier, mis à part bien sûr les documents d’examens. Cette pédagogie devrait progresser dans les années à venir.

Mais ce n’est pas tout. Des études ont été faites pour que la restauration du bâtiment de Decelles respecte des normes de développement durable. L’École a également mis en place une gestion écologique des déchets, elle a favorisé l’accès au campus par les transports en commun et a encouragé le covoiturage… Prochainement, pour plus de visibilité, un lien sur le site de l’école renverra les étudiants sur un site pour les informer des différents évènements reliés au développement durable qui auront lieu à HEC Montréal.

En bref, « on n’a pas fini d’entendre parler de développement durable à HEC Montréal », sourit Jacques Fortin.

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