Un prépa à la découverte de l’ONU

C’est à la fois excité et tendu que j’attendais sur ma chaise, au milieu des 70 élèves de prépa présents à la réunion. Devant, prêts à tout expliquer, se tenaient 4 élèves du BAA, tous plus âgés que nous. Ils ne devaient pas être bien plus vieux, ils dégageaient pourtant une certaine maturité, celle qui vient avec les responsabilités (le costard cravate aidant un peu). En effet cette soirée n’était pas comme les autres : nous faisions notre premier pas dans la vie académique et compétitive d’HEC. Nous étions tous réunis ce jeudi soir pour parler de la Simulation de l’ONU.

Organisée conjointement par le Comité Prépa Zephyr, la SRA (Société de Relations d’Affaires) et TeamGeopol, cette activité avait pour but de faire découvrir à nous autres, nouveaux arrivants à HEC, le monde des simulations géopolitiques.

La réunion a commencé, le président a pris la parole et j’ai lentement réalisé avec mon binôme que le sujet était très sérieux : les termes étaient précis et complexes, le déroulement d’une réunion de l’ONU était compartimenté et procédurier et les connaissances à maîtriser sur notre pays devaient être pointues et orientées… À la fin de la réunion, nous avons donc tous pioché un pays au hasard que nous allions devoir étudier sous des angles précis afin de les représenter. Tout cela à savoir pour une simulation le surlendemain ! Cerise sur le gâteau, le code vestimentaire était évidemment formel. La course contre la montre pour dégoter une veste et une cravate commençait alors chez bon nombre d’entre nous.

Après un vendredi d’intense travail de recherche, j’en savais plus sur le Japon… et sur mes vrais amis (merci pour la veste Thibault).

Samedi matin, le stress est monté : à 9h nous étions tous rendus près du salon l’Oréal Canada à Decelles où nous savions que les délibérations dureraient jusqu’à 17h l’après-midi. Fait divers : nous étions deux types de personne cette matinée-là : Les « yeux rouges » (Black light, Bright Night on connaît merci les premières années), et les gens reposés. Mention honorable à ces guerriers courageux n’ayant dormi que 2 heures. Mais nous étions (presque) tous là, bien habillés, et c’était beau à voir.

9h30, tout le monde était en place : par binôme nous avions nos places attribuées avec la pancarte du pays que nous représentions. La simulation a donc commencé par la détermination de l’agenda. La veille, nous avions étudié la position de notre pays sous 2 angles : la censure/espionnage et la crise migratoire. Après de nombreuses prises de parole toutes plus ardentes les unes que les autres, c’est bien évidemment la crise migratoire qui semblait être l’enjeu le plus important chez de nombreux pays. Tout le reste de la simulation s’est donc axé autour de cette question. Les pays avaient pour but final de présenter un projet de résolution qui impliquerait plusieurs pays (des sponsors et des signataires) et présenterait un certain nombre de mesures à prendre en vue d’apporter un élément de réponse à la crise. Les facteurs étaient nombreux : la crise touchait à la fois l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Sud ; les intérêts de tel pays devaient être pris en compte si on voulait bénéficier de son investissement ; les relations politiques internationales des pays n’étaient pas à négliger… L’exercice était de se fondre dans la peau de son pays et d’agir comme il l’aurait fait. Des tweets d’intérêt mondial ont aussi secoué les débats, comme la crise économique mondiale de 20% ou, plus important, le choix de Trudeau de faire de la poutine un plat national.

Cette longue journée s’est soldée par la remise de prix mirobolants aux meilleurs d’entre nous : bravo à l’Australie (1er), Haïti (2e) et le Pakistan (3e). Fatigués mais enfin dans la cour des grands, je pense qu’avec les autres prépas nous sommes tous d’accord pour te dire : tente une simulation dès que tu en as l’occasion !

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