Tour du monde des échanges de l’Intérêt : Rome

Tu as toujours rêvé de partir à l’aventure? Savais-tu que l’école t’offre l’opportunité de participer à un programme d’échanges internationaux qui pourrait te mener presque partout dans le monde? Souvent racontée, embellie ou caricaturée, la seule façon d’avoir le cœur net sur cette expérience c’est de prendre le pas et partir à l’aventure ! L’Intérêt te propose un avant-goût de cette expérience incroyable à travers des témoignages d’étudiants déjà partis, histoire que tu retrouves ta motivation à étudier (peut-être a-t-elle disparue en cette période assez fraîche!).

 

Après notre périple en Finlande et en Suède, l’Intérêt t’amène tout droit au pays des pizzas : Rome ! Marie-France Dubé-Beaudin nous raconte son expérience culturelle, académique (et culinaire!).

 

  1. Décris ton expérience en quelques mots. Avais-tu des « préjugés » qui se sont révélés vrais/faux ?

Malgré les petites embûches qui se sont mises sur mon chemin, ce que je retiens de mon échange, c’est que j’ai rencontré des personnes formidables provenant des quatre coins du monde, j’ai visité des endroits d’une beauté inimaginable, j’ai mangé des mets délectables, j’ai appris à savourer le moment présent, j’ai vécu des expériences dignes de scènes de films, mais surtout j’ai appris à mieux me connaître et à être plus détendue dans ma vie en général. Je dirais que le plus gros préjugé par rapport à l’Italie était qu’il allait faire chaud même en hiver (je m’attendais à du 15 degrés Celsius), mais j’ai eu une petite surprise lorsqu’il s’est mis à neigé et que les gens faisaient des batailles de boules de neige devant le Colisée… Ce fût une belle surprise, mais je n’étais vraiment pas préparée à ce qu’il fasse sous les 0 ! Un autre préjugé que j’avais par rapport à Rome était que c’est une ville désorganisée… et ça s’est avéré très vérédict ! Les autobus qui ne passent jamais, les démarches pour le permis de résidence interminables, les cours qui sont préparés au jour le jour (ou presque !). Mais la beauté de tout ça, c’est que les Romains ont appris à vivre avec ce désordre plutôt que d’essayer de le changer, ce qui fait qu’ils profitent de chaque instant et ne sont pas trop stressés avec ce qui s’en vient, ils y vont au jour le jour !

 

  1. Avais-tu choisi cette destination ? Si oui pourquoi ?

À vrai dire, Rome figurait à la troisième position de mon palmarès pour les échanges étudiants. L’année précédente, j’avais eu la chance de partir deux semaines à Rome par moi-même et j’avais donc visité les principaux attraits touristiques de la ville. Lorsque j’ai appris que j’allais m’envoler pour Rome pour mon échange étudiant, j’étais évidemment très heureuse puisque j’avais déjà eu un avant-goût de la beauté que cette ville avait à offrir. J’étais enchantée puisque la partie « visite » étant déjà faite, j’allais pouvoir me concentrer sur « habiter » à Rome, et donc profiter davantage du mode de vie des Italiens.

 

  1. Comment sont les gens? T’es-tu facilement fait des amis locaux ou tu as eu quelques difficultés ?

Je dirais que je me suis majoritairement fait des amis qui étaient en échange étudiant tout comme moi, puisque le comité des étudiants en échange organisait beaucoup d’activités, ce qui fait que nous étions souvent en relation avec les mêmes personnes. Je me suis également liée d’amitié avec les membres du comité organisateur, qui étaient Italiens, et ils ont été très gentils et accueillants avec nous, toujours prêts à faire des activités ou aller dans les bars ! Comme ils étaient locaux, ils nous ont souvent conseillé des restaurants, boîtes de nuit, et même des endroits à visiter lors de nos voyages à travers l’Italie.

 

  1. Comment se sont passées tes études à l’Université partenaire ? Es-tu heureux de retrouver HEC ?

Pour être honnête, je ne m’attendais pas du tout à un tel contraste entre HEC et mon université partenaire. L’Italie a la réputation d’être un pays désorganisé et ça s’est tout de suite reflété dans les cours auxquels j’ai assisté. La charge de travail et les exigences étaient beaucoup moindres qu’au HEC, mais j’ai tout de même dû m’adapter afin de structurer moi-même mon apprentissage, car les cours étaient montés de façon un peu pêle-mêle. Par exemple, pour certains cours, on ne voyait pas la matière en classe, il fallait donc l’apprendre par nous-même et se présenter en classe pour faire les exercices avec le professeur, ce qui est assez différent du HEC ! Par contre, j’ai eu la chance d’avoir deux bons professeurs qui m’aidaient lorsque j’en avais besoin, ce que j’ai beaucoup apprécié.

 

6.Le pouvoir d’achat si on le compare à celui du Canada ? Quel budget faut-il ?

À la base, le coût des logements à Rome est relativement plus élevé qu’ailleurs en Europe. Aussi, je suis probablement partie dans a période où le taux de change était le pire, c’est-à-dire que chaque euro me coûtait 1.65$CAD. Ainsi, il fallait tout calculer en fonction du taux de change puisque ça faisait vraiment une différence sur mon budget. Mais en général, mis à part les logements, je dirais que le coût de la vie était similaire à Montréal, que ce soit pour les restaurants, l’épicerie, le transport, etc. Ce qui est génial à Rome, c’est que c’est un musée à ciel ouvert et on peut donc faire une multitude d’activités pour presque rien, ce qui fait également une grande différence dans le budget ! Pour un échange à LUISS, je conseillerais de prévoir au moins 12 000$CAD si vous voulez vraiment en profiter et voyager avant/pendant/après en Italie et dans le reste de l’Europe.

 

7.Comment tu t’y es pris pour voyager durant ton échange ? (le WE, en semaine, avant / après ton semestre) + modes de transports les plus pratiques !

Comme le semestre à LUISS commence au mois de février, j’en ai profité pour me faire quelques sous au mois de janvier avant de partir, et j’ai également pris le temps de m’arrêter une semaine à Londres, d’ailleurs parce que le billet d’avion Montréal à Londres coûtait pratiquement rien ! Sinon, la façon dont les cours étaient organisés nous permettait de voyager les fins de semaines et d’étudier la semaine. J’ai donc voyagé toutes les fin de semaines du mois de février à mai, ce qui m’a permis de voir plus d’un pays ! J’ai d’avantage voyagé par train lorsque je voyageais en Italie car c’était la façon la plus rapide, flexible et économique (autour de 40€), et en avion lorsque je sortais du pays puisque les prix des billets d’avion étaient assez raisonnables ; le plus cher que j’ai payé était 80€ pour aller à Palma de Mallorque, sinon les prix tournaient autour de 50€. Je suis également partie deux semaines au Maroc à la fin de mon échange afin de relaxer un peu avant de retourner à la vie normale !

 

  1. Es-t-il facile de trouver un logement ? Explique-nous brièvement !

Le logement a été un des points négatifs de mon échange étudiant. L’université n’offrait pas de résidences et nous devions donc trouver par nous-même notre logement. Je me suis entendue avec deux autres collègues du HEC qui partaient en échange avec moi pour se trouver un logement ensemble avant de partir. Déjà que c’était stressant de trouver un logement à distance, une fois rendues sur places, nous avons eu quelques difficultés avec notre propriétaire, ce qui ne nous a pas rendu la vie facile… Si c’était à refaire, je ferais affaire avec une agence immobilière italienne plutôt qu’avec le site web proposé par LUISS (Uniplaces) puisqu’ils ne nous ont pas aidés face à notre problème avec le propriétaire et que l’annonce ne reflétait pas la vérité.

 

  1. Aimerais-tu y retourner ? As-tu déjà songé y vivre à long terme ?

Évidemment que j’aimerais y retourner ! Par contre, avec du recul, j’essaierais d’embrasser le mode de vie désorganisé des Italiens plutôt que d’essayer de le changer. Vers la fin de mon échange, j’ai compris la beauté de la « dolce farniente », la beauté de ne rien faire, et ça m’a permis de profiter d’avantage du mode de vie Italien. En effet, tout est tellement désorganisé à Rome, les autobus notamment, qu’il faut vivre chaque instant à la fois, car on ne sait jamais quand le prochain autobus va passer ! Sans rire, il faut vivre au jour le jour et profiter des moments simples où on marche dans les rues (toutes magnifiques !), où on s’installe sur une terrasse pour prendre un verre de vin, où on s’assoie sur une couverture au parc de la Villa Borghese pour piqueniquer, bref, le bonheur est dans la simplicité ! Enfin, je pense qu’avec une adaptation dans mes habitudes de vie, je serais prête à retourner habiter à Rome et à d’avantage profiter des plaisirs de la vie.

 

  1. Quel est l’apport personnel de cette expérience pour toi ? Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait partir au même endroit ?

Cet échange étudiant m’a appris à lâcher prise, à ne pas vouloir tout contrôler, à profiter des moments anodins, bref, à profiter de la vie. Si j’avais un seul conseil à donner aux étudiants qui s’envoleront à Rome pour leur échange étudiant, c’est qu’ À Rome, on fait comme les Romains ! En effet, il ne faut pas penser que notre mode de vie sera comme celui qu’on a au Québec, au contraire, il faut être prêt à changer et à se laisser aller. Le plus vite vous allez comprendre ça, le plus rapidement vous allez pouvoir profiter de votre échange!

 

C’est ainsi que se termine notre voyage plutôt Dolce Vita… Mais restez connecté, l’Espagne arrive bientôt!

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