Retour sur un été entreprise : Mon stage chez Bombardier

Un stage en entreprise s’avère être l’une des expériences des plus pertinentes pour un étudiant dans un cursus d’études en business. En effet, s’imprégner du milieu des affaires à même le marché de l’emploi permet de prendre le pouls sur la réalité d’un futur proche. Toutefois, un projet d’une telle envergure consumant autant de temps en vaut-elle la peine? C’est au travers de cette série que l’Intérêt tentera d’équilibrer les parfums de ta décision en discutant avec ceux qui en ont fait l’exercice. 

Dans un premier lieu, notre plume se dirige vers le secteur de l’aéronautique où Antoine St-Cyr a réalisé un stage en tant que chargé de projet chez Bombardier Aviation, dans l’équipe des méthodes (pour la première de la série, je débute par mon expérience personnelle). Fièrement Canadienne et québécoise, l’entreprise emploie près de 69 500 travailleurs qui œuvrent pour la multinationale d’un chiffre d’affaires de $US 16,2 milliards (2017). Elle a d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre dans les dernières années pour la controversé C-Series (maintenant Airbus A220).

Comment as-tu décroché ce stage?

            « Il est vrai qu’il aurait peut-être été plus simple d’utiliser des raccourcis, mais, je tenais absolument à faire le processus par moi-même. J’ai donc tout simplement appliqué en ligne! » À tous ceux qui ne connaissent pas le sitemacarriere.hec.ca, c’est la plateforme offerte par le HEC qui regroupe tous les stages venant de nombreuses entreprises. Au moment d’écrire ces lignes, on trouve 371 offres d’emplois disponibles pour les étudiants du B.A.A. « J’ai donc fait application, je me suis rendu à l’entrevue et on m’a appris que j’allais passer mon été à travailler sur des cockpits d’avion! » 

A-t-il été difficile de s’intégrer dans une aussi grande entreprise?

            « Surtout dans le milieu manufacturier, où les mœurs d’une autre époque demeurent, ça n’a pas été évident en tant que jeune de 19 ans revêtu de beaux habits, comme on en voit au pavillon CSC, de s’intégrer dans une équipe de professionnels qui connaissent les avions comme Jacques Demers connait le Canadien de Montréal. Le principal enjeu a été au niveau de la confiance. Même si dans les dires on explicite cette confiance, ce n’est pas tout rose dans la pratique. Toutefois, je comprends qu’on ne peut déléguer un projet d’un grand impact à un jeune stagiaire. C’est donc avec le temps et le travail bien accomplis que je me suis retrouvé avec une tâche digne de ce nom. Je pense réellement que la clé réside dans l’attitude et ce que tu dégages dans l’équipe. »

Est-ce quelque chose que tu recommandes?

            « Je pense même qu’on serait fou de faire autrement! Non seulement c’est un bon indicateur quant au trajet que l’on veut suivre pour notre future carrière, mais c’est aussi de se mettre un pied dans une grosse entreprise. Il y a des chances que dans 15 ans je ne sois plus chez Bombardier, mais l’expérience que j’ai pu aller chercher est le premier maillon dans ma chronologie professionnelle. Comme on dit, « Il n’y a rien qu’on ne fait pour rien », j’ai toujours personnellement valorisé le fait d’essayer sans atteindre quelque chose un retour. Et dans ce cas, non seulement c’est rémunéré, mais ça crédite aussi un cours. Il y a juste des avantages! En outre, j’ai eu la chance de me familiariser avec le milieu de l’aviation. Le Global 7500 n’a (presque) plus de secrets pour moi. Si c’est quelque chose qui t’intéresse,go for it. »

            Suite à ce premier témoignage de notre série sur les stages en entreprise, on peut conclure que oui c’est pertinent, mais un stage, c’est aussi intéressant.

            Si tu as des questions, un commentaire ou une expérience de stage à partager, n’hésite surtout pas à nous écrire sur les réseaux sociaux de l’Intérêt.

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