Retour sur un été en entreprise : mon stage en OBNL

Un stage en entreprise s’avère être l’une des expériences des plus pertinentes pour un étudiant dans un cursus d’études en business. En effet, s’imprégner du milieu des affaires à même le marché de l’emploi permet de prendre le pouls sur la réalité d’un futur proche. Toutefois, un projet d’une telle envergure consumant autant de temps en vaut-elle la peine? C’est au travers de cette série que l’Intérêt tentera d’équilibrer les parfums de ta décision en discutant avec ceux qui en ont fait l’exercice. 

Cette fois, on te plonge dans l’expérience d’un stage auprès d’une organisation à but non lucrative (OBNL), telle que vécue par Victoria-Mei Zummo, alors assistante aux projets et au développement à l’Alliance chorale du Québec. Présente depuis 1975, cette organisation promouvoit le chant choral et rassemble plus de 300 chœurs québécois en les outillant et en stimulant leur relève à travers la province. Mise sur pied de programmes de formations, d’un chœur de jeunes provincial et d’outils pédagogiques et bien plus, cette organisation chapeaute de nombreux projets!

Comment as-tu décroché ce stage?

            « Déterminée à me trouver un emploi stimulant, qui correspondrait davantage à ma spécialisation (marketing et développement durable), j’ai commencé à éplucher les annonces sur (presque) tous les sites possibles, dès mai dernier. De mon petit studio de Copenhague, j’étais proactive dans ma recherche d’un stage qui commencerait au milieu de l’été, après mon retour d’échange. Pas évident! Je suis tombée sur une annonce dynamique de l’Alliance chorale du Québec, qui recherchait un ou une stagiaire pour un contrat de 8 semaines. Un CV, une lettre de motivation et une entrevue vidéoconférence plus tard, mon entrée en poste était confirmée. »

En quoi un stage en OBNL est-il différent que dans une grande entreprise?

            « Selon leur mission et les subventions qu’elles reçoivent, les tailles des OBNL sont très variées. Pour une petite organisation comme l’Alliance chorale du Québec, je comparerais mon expérience à l’image qu’on se fait des start-ups : beaucoup de responsabilités, d’autonomie et des gens dynamiques et motivés! Et surtout, on oublie le micromanagement! De façon plus personnelle, cette expérience m’a aussi donné une nouvelle perspective sur le financement d’une organisation : je suis passée de l’autre côté de la médaille, celui où les ressources ne peuvent en aucun cas être gaspillées et où les sources de financement et la façon de les obtenir sont totalement différentes des grandes entreprises. »

Est-ce quelque chose que tu recommandes? 

« Définitivement. Je conseillerais en fait à n’importe qui de varier ses expériences de travail: du secteur public au privé, en passant par le secteur à but non lucratif et les coopératives! De prime abord, ça élargit les horizons et démontre une certaine polyvalence, ce qui est selon moi un atout. En plus, ça permet de faire grandir ta réflexion sur un milieu de travail qui te ressemble et te convient, tout en déconstruisant (ou en confirmant) certaines idées préconçues sur celui-ci. »

            Somme toute, je suis bien d’accord avec mon collègue Antoine, qui a fait son stage chez Bombardier : la pertinence et l’intérêt de cette expérience sont indiscutables! Mon conseil? N’hésite pas à sortir du chemin traditionnel et d’explorer plusieurs types d’entreprises; le résultat pourrait être surprenant! 

Si tu as des questions, un commentaire ou une expérience de stage à partager, n’hésite surtout pas à nous écrire sur les réseaux sociaux de L’Intérêt.

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