Alors, pressé de partir en échange ?

**Attention, votre stress sera diminué de 68% en lisant cet article![1] Inutile donc, d’écouter de la musique, d’aller au gym, ou de finir le pot de glace à la vanille de votre coloc…**

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La gestion du stress devrait peut-être être un cours à HEC Montréal, et qui plus est, donné en première session. Non, ce n’est pas une question de surcharge de travail, ni de mauvaise gestion du temps (ça, c’est une caractéristique de tous les étudiants); c’est parce que la réelle source de stress à HEC, est bel et bien le processus des échanges!

D’abord, il faut choisir ses dix destinations. Alors oui, ça semble simple à première vue, mais c’est une toute autre réalité. Il faut commencer par trouver ces 10 destinations que nous préférons parmi les 133 partenaires situés dans 40 pays différents… Je peux vous dire qu’il y en a du choix! Bref, suite à l’analyse de chaque ville, son positionnement géographique, le nombre d’habitants, le coût de la vie, la météo, les photos de tourisme sur Google, et sans oublier la moyenne cumulative demandée (tout de même), on a fait ses dix choix.

Reste maintenant à classer nos destinations par ordre de préférence, une véritable question de vie ou de mort! Cette mission infernale devient alors une obsession sans fin avec des questions toujours plus complexes et des doutes toujours plus envahissants. Le stress nous envahit alors et ne nous lâchera plus avant le moment fatidique des résultats…

Suite à ça, il faut également préparer notre curriculum vitae : un CV exemplaire de l’étudiant parfait, et une superbe lettre de motivation qui prouve notre ouverture sur le monde. Bref, on essaie de faire comprendre qu’on aimerait bien étudier et voyager en même temps; conjuguer l’utile à l’agréable quoi…! Mais attention tout de même, a le dire de manière subtile, en respectant la forme, d’où un stress supplémentaire!

Ensuite arrive la rencontre. Cette fameuse rencontre, que tant d’étudiants redoutent. Un autre stress, encore. Certains ont de la chance et ont des amis qui l’ont eu avant eux. Ils peuvent donc savoir le genre de questions posées, mais est-ce vraiment mieux? Et puis, il parait qu’il faut savoir parler parfaitement anglais… Alors mis à part les super bilingues nés, beaucoup essayent de se préparer mentalement: «Ils te demandent de vendre HEC et Montréal», «Ils te demandent de parler de ton implication», on prépare donc des petites idées et phrases en conséquence, que l’on travail pendant des heures, afin de paraître totalement à l’aise en anglais. Arrivé au moment tant attendu, on est prêt, on sait exactement ce que l’on va dire, on est sur de soi… Et finalement on nous demande ce qu’on veut faire après le BAA… Surprise! Et +36 pour le stress intense de quelques secondes.

Arrivé à ce stade, on a à peu près fait tout ce qu’on pouvait faire. Mais on continue de stresser. Pourquoi? Parce qu’on attend le verdict, ce fameux verdict qui est à prendre ou à refuser. Hiver ou automne? Europe ou Asie? Je fais quoi si on me donne mon 3e choix (soyons réaliste, j’ai pas 4,3 de moyenne) et en automne en plus? Je voulais partir l’hiver… Mais c’est peut-être pas si mal l’automne… Aller, +17 pour le stress.

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La bonne nouvelle, c’est que le stress est bientôt fini! Le 17 février prochain, le verdict final, la bonne nouvelle, va tomber (youpi!). Alors plus que quelques temps avant de relaxer!

Ah non en fait, j’oubliais… : les intras arrivent.

Bon… Et puis, je vous avoue que je vous ai caché quelques petites choses… Le stress ne se terminera pas non plus après les intras… La préparation pré-départ et tout se qui s’en suit : les réunions, les démarches de visa, trouver ses billets d’avion, son logement sur place, etc. seront aussi une grande source de stress, mais concernant notre niveau d’excitation et d’impatience : +2689!

En fin de compte, le repos, ce sera pour plus tard…!

 

[1] Une source extrêmement fiable. Promis.

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