Nos pépites littéraires pour finir la saison automnale en beauté

Ça y est. Le temps se grise, les températures baissent timidement, à mesure que les feuilles se déposent sous nos pieds et que les tisanes et chai lattés remplacent les frais smoothies et cocktails d’été. L’automne s’est bel et bien installé.

Wanneer we het over vibrators hebben, presenteren we meestal een apparaat met een anatomische vorm van penis of ten minste bij benadering van deze vorm. Bovendien zijn bijna allemaal bedoeld voor een publiek – over vrouwen. « Gvibe 2 » is helemaal niet, en in dit belangrijkste voordeel. Deze gadget is https://belgieapotheek.com ontworpen om te herhalen wat al vele jaren bestaat, maar voor het plezier van vrouwen (en zelfs mannen!) – en het werkt!

Pour toi, qui méprise secrètement chaque raison qui te pousse à t’extirper de la chaleur rassurante de chez toi, ou qui se lasse des sempiternels films d’halloween surfaits et nauséeux comme The Exorcist ou The Shining, nous t’avons concocté une petite sélection de comfort and spooky reads qui t’enlèveront toute culpabilité de te pelotonner au sein de mondes mystérieux et envoûtants…

The Secret History de Donna Tartt

Si vous êtes un adepte du dark academia world, des sacoches en cuir et des blazers à carreaux, ce livre ne vous est certainement pas inconnu. Ou du moins, il ne devrait plus l’être.

Plongez ici dans les tumultueux secrets d’une élite universitaire de Nouvelle Angleterre, soit le setting parfait pour de bonnes soirées automnales aux ambiances ténébreuses et énigmatiques.

Lorsque Richard Papen part étudier dans cette université distinguée du Vermont, ses découvertes ne sont pas seulement celles des perversités arrogantes et prétentieuses d’une classe privilégiée. Se liant d’affection pour une bande de cinq étudiants, et voyageant au cœur d’une étude de la Grèce antique et de ses textes philosophiques, le jeune homme s’apprête à entamer une lente et sombre décadence, de l’euphorie insouciante de l’adolescence, à la véritable folie. Sans rien dévoiler de l’intrigue, sachez en effet qu’à la fin de l’année, l’un d’eux sera mort…

Et c’est dans cette atmosphère sombre et angoissante, mais unique et captivante, que la plume de Donna Tartt vous offrira une analyse psychologique remarquable de chaque personnage, que vous haïrez autant qu’ils vous fascineront. De quoi vous retournez l’esprit pour des nuits à venir, et semer des inquiétudes chez vos colocs qui verront la lumière allumée toute la nuit sous votre porte… Vous remercierez d’ailleurs notre stratège numérique Mathilde pour cette recommandation, un plaisir coupable et addictif qui, selon elle, est la parfaite échappatoire en période d’examens !

Misery de Stephen King

Et bien évidemment, cela ne serait pas une liste de lecture digne de la spooky season si l’on n’y intégrait pas un bon classique à la Stephen King. Si le livre est dénué de l’aspect fantastique habituellement présent chez l’auteur (on se rappelle du fameux clown démoniaque de Ca ou du saint-bernard enragé de Cujo), il n’en reste pas moins terrifiant, en ce que la monstruosité familière chez King se présente ici sous les aspects beaucoup plus subtils d’une maladie mentale.

Alors qu’il vient tout juste de terminer de rédiger le dernier roman de sa série à succès, l’écrivain Paul Sheldon est pris au cœur d’une tempête de neige, l’amenant à un terrible accident routier. Secouru in extremis par une ancienne infirmière, celle-ci se révèle vite être une fervente admiratrice du personnage principal de ses romans, Misery Chastain.

Seulement, ce funeste hasard amène Paul à de rapides suspicions quant au comportement de sa sauveuse, qui se confirment, lorsque la découverte de la mort de son héroïne dans le dernier tome de la série la submerge d’une colère effroyable et incontrôlée. Dès lors, pris dans un double huit-clos malaisant, s’entame pour l’écrivain alité un calvaire physique et psychologique auquel il ne pourra se soustraire aisément.

Si vous ne tenez pas trop à votre sommeil, accaparez-vous donc dès maintenant du coup de cœur de notre rédacteur Gabriel, pour qui cet authentique page-turner est à la limite même de détrôner Shining. Du grand art dans la terreur pure, l’auteur manie ici l’angoisse à la perfection, de façon que vous vous questionnerez constamment sur les limites de l’effroyable.

Le mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux

Qu’y a-t-il de mieux pour perpétuer le fin réconfort automnal que la lecture d’un bon polar, tasse de thé chaud en main, un soir pluvieux de novembre ?

Ne laissez pas ce classique manquer à vos lectures de saison. Vous suivrez ici le fameux journaliste-détective Joseph Rouletabille, homologue français de Sherlock Holmes, qui ne cessera de vous emberlificoter par des raisonnements tout aussi renversants que le seront les circonstances.

Cet épisode, prenant place dans un décor rural de l’Angleterre du début du XXème siècle, plonge le détective au cœur d’une affaire bien étrange : une tentative d’assassinat dans une chambre totalement close. Mais comment l’agresseur a-t-il bien pu pénétrer dans la pièce sans y être aperçu ? Et comment a-t-il pu en sortir alors que tout était fermé et non forcé ?

Si vous êtes donc d’humeur à creuser vos méninges, carnet et stylo à plume en main, afin de mener l’enquête en parallèle de notre cher Rouletabille, notre rédacteur Mateo vous promet de vous délecter d’un véritable délice littéraire, dont les teintes mornes de l’automne jettent sur le mystère de la chambre jaune, une sombre brume énigmatique.

Klara and the sun de Kazuo Ishiguro

Si l’angoisse ne te prend pas à la gorge à la vue de traînées de sang ou d’enfants possédés, peut-être es-tu plus terre-à-terre et te méfies-tu davantage de réalités bien propres à notre société actuelle : l’expansion de l’intelligence artificielle. Alors, oui, maintes et maintes histoires s’articulent autour de ce thème, mais nous te proposons ici une tout autre perspective.

Du soleil, c’est ce que l’on aimerait avoir en ces fraîches journées d’automne… Klara le cherche également à tout prix. Non pas pour faire des cures de luminothérapie, ou parfaire son bronzage, mais tout simplement pour vivre et fonctionner convenablement. Car Klara, bien que dotée d’une capacité d’observation et d’empathie hors du commun, n’est autre qu’une AA, ou Amie Artificielle, humanoïde spécialement conçu pour combler la solitude des adolescents, dans un monde divisé où la vie sociale est désuète et où seuls les meilleurs potentiels sont sélectionnés pour profiter d’une bonne éducation.

Nous allons ainsi suivre la perspective et les raisonnements très factuels de Klara, notamment à travers les liens qu’elle tisse progressivement avec une jeune enfant très malade, Josie. D’observations, en imitations, l’auteur nous laisse l’autonomie de nous approprier ce monde plein de mystère, d’explorer cette frontière si ténue séparant l’humain de ses éventuelles duplications futures. Lorsque la peur de la solitude atteint finalement les pensées de la mère de Josie, de nombreuses questions se soulèvent, toutes plus vertigineuses les unes que les autres : jusqu’à quel point sommes-nous remplaçables dans le cœur de ceux qui nous ont aimés ? Quelle part de notre personnalité demeure inatteignable et immunisée face à toute reproduction technique ?

La saison automnale est la parfaite occasion de se poser un instant sur le banc d’un parc et d’observer le monde. De s’interroger. Voire de l’évaluer. Laissez cette voix artificielle résonner en vous le temps de quelques journées. Cette voix paradoxale, libre mais captive de paramètres, froide par ses mécanismes mais chaleureuse, naïve par la découverte du monde et lucide par sa capacité à en extraire l’essentiel. Poétique, cette ballade spirituelle saura vous apprendre à saisir la substance de l’éphémère, portés sous l’aile d’un robot qui n’est certainement pas humain, mais sans doute pourvu de beaucoup plus d’humanité qu’un vrai humain.

Sorcières : La Puissance invaincue des femmes de Mona Chollet

Et si vous êtes plus d’humeur à lire un bon petit essai qui vous remplira l’esprit de découvertes et réflexions contemporaines, nous en avons un en réserve qui colle parfaitement au thème saisonnier. Parce que l’image actuelle pop et sympathique de la sorcière cache en réalité des siècles de terreur pour la femme…

Si les féministes semblent aujourd’hui hantées par cette figure, ce n’est pas pour le plaisir de conforter ses admirations enfantines de Kiki la petite sorcière ou d’Hermione Granger.

A la fois victime absolue pour qui on réclame justice, et rebelle obstinée et insaisissable, nous ne savons finalement que très peu de choses sur la sorcière, censurée, éliminée et réprimée de longs siècles durant. Mais la malédiction a-t-elle pour autant disparu ?

Qui sont les sorcières d’aujourd’hui ? Ces femmes indépendantes et libérées qui vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram et se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump ?

Retour sur des sorcières modernes concentrées sur leurs intérêts, provoquant méfiance et quolibets à la gent masculine et arriérée.

Bon, je l’admets, ce livre vous prendra un peu de votre temps, mais ne vous laissez pas effrayer par le terme d’« essai », car son écriture fluide et limpide vous assure un temps bien investi. Emancipateur et abondamment documenté, c’est une véritable mine d’or qu’il convient de garder près de soi pour y revenir de temps en temps et éclairer à nouveau ses horizons. Loin d’opposer les choix de chacune et d’imposer une vision extrémiste des choses, Mona Chollet ouvre ici la voie des possibles. Il n’est, en effet, pas nécessaire d’être d’accord en tout temps avec ses propos pour apprécier sa lecture, en ce qu’elle nous permet d’étayer notre culture du féminisme et de piquer notre curiosité historique.

L’emphase est mise sur un objectif : que nulle femme ne se sente effrayante par sa différence. Non pas pour les sorts qu’elle jetterait mais pour son mode de vie qui menacerait l’ordre établi. Indépendance, célibat, puissance de séduction et vieillesse, autant de forces combattues qu’à jamais invaincues.

Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery

Des conseils de lectures automnales sans mentionner notre intemporelle Anne Shirley ? Que vous connaissiez ou non sa magnifique adaptation à l’écran (Anne with an e), aucun doute que les livres à son origine constitueront votre must-have de l’année en matière de série doudou.

Avec ses mots enchanteurs et imprégnés d’une poésie unique, faites la connaissance d’Anne Shirley, une orpheline de 11 ans aux cheveux désespérément roux et aux multiples taches de rousseur. Par un étrange concours de circonstance, elle arrive par erreur dans la vieille ferme isolée de Marilla et Matthew Cuthbert, un couple de la campagne traditionnelle, qui attendaient de prendre sous leur aile un jeune homme pouvant les aider dans leurs travaux.

Ce n’est donc sans trop de peines que leur quotidien calme et monotone va se trouver bousculé par cette féministe involontaire à la langue bien pendue, à l’imagination débordante et à l’âme infiniment romantique, impulsive, maladroite, dramatique, drôle et maligne. Sous un regard empli de rêveries, de joie et de persévérance, on redécouvre ici un autre monde, fait de couleurs chatoyantes, d’une nature enchanteresse et de profondeur humaine.

C’est pétillant mais doux, touchant, poignant, plein de bienveillance et très agréable à lire. L’histoire de celle à qui on n’a jamais rien donné et qu’on ne cesse de mépriser, mais qui porte toute la beauté du monde dans son regard. Nul doute qu’un rien saura suffire à vous émerveiller à la suite de ces lectures. Car oui, plusieurs tomes vous transporteront à travers les interactions de la jeune Anne, dans une société canadienne bien traditionnelle du XXème siècle, des salons de thé et fêtes de village aux bancs de l’université.

Bon. Il est maintenant temps de se saluer et plonger dans nos univers adorés. Ne vous inquiétez pas, on se retrouve bien évidemment le mois prochain pour s’imprégner de l’ambiance hivernale et de ses fameux OH OH OH claironnants.

Mais en attendant, je vous laisse savourer les derniers instants pluvieux et mystérieux d’automne (à moins que vous ne soyez comme moi à noyer la maison de Michael Bublé dès le 1er novembre).

11