Monter un comité CSL : un témoignage d’Alyson Guy

Dans quelques semaines aura lieu la semaine des élections qui déterminera quel sera le prochain CSL qui succédera à Élysium.

Alors déjà, qu’est-ce qu’un CSL ? C’est le Comité Sport et Loisirs qui s’occupe toute l’année d’intégrer les nouveaux arrivants du BAA (les rookies) à la vie étudiante d’HEC Montréal via de nombreuses activités aussi bien sociales et sportives qu’académiques.
Aujourd’hui la VP Événement du CSL Elysium, Alyson Guy, nous en dit plus sur son expérience dans le CSL et plus particulièrement sur cette période des élections tant attendue.

Comment le CSL Élysium s’est-il formé ?
Dans les premières semaines après les intégrations d’automne, il y a eu deux teams de CSL qui ont commencé à se former secrètement. Avec le temps, des personnes des deux équipes ont continué à s’impliquer dans les activités et d’autres moins ce qui a amené des remises en question par rapport à cela. Après les intégrations d’hiver, on a vraiment vu qui se démarquait et avec qui on s’entendait bien lors des événements d’envergure comme les intégrations.
Un des événements majeurs qui s’est passé avec un des CSL, c’est qu’un des membres n’avait pas le GPA demandé pour faire un comité (minimum de 2.3). On a donc décidé de fusionner les CSL, ce qui a formé notre belle équipe d’aujourd’hui.

Pourquoi as-tu décidé de te présenter en tant que VP Event du CSL ?
Parce que j’adore la flexibilité et la créativité qu’on retrouve en événementiel. Comme chaque événement est unique, chaque projet est stimulant à sa manière. Ce poste me permet de développer de nouvelles compétences en organisant différents types d’événements (académique, sociale, sportif et humanitaire).
Mon but premier est de faire vivre aux rookies ET aux intégrateurs une année mémorable. En choisissant ce poste, je m’assurais d’en être responsable au travers des événements.

Comment as-tu vécu la période des élections ?
On ne va pas se le cacher, mais les élections sont une période assez intense et stressante pour les candidats. On est dix membres avec dix personnalités différentes, donc on gère tous le stress différemment. Durant les élections, c’est là que j’ai réalisé qu’on était tous là les uns pour les autres. Pour ma part, j’ai adoré cette période. C’est une expérience qui nous a rendu super proche. Avoir eu de la concurrence a fait en sorte qu’on voulait donner le meilleur de nous-même.
Fun fact : pendant la semaine des élections, la « comm » est très importante… Jacob Drapeau, était sur son ordi 24h/24 pour s’assurer que tout soit parfait. Avant le jour du vote, j’ai dû aller chez lui pour l’obliger à se coucher! Ce n’est pas tout… Je lui ai fait des pâtes, mis une musique d’ambiance de spa… 2 minutes après, je l’entendais ronfler comme un gros bébé.
Bref, les élections sont très intenses, mais si enrichissantes. C’est une des meilleures expériences dont je vais me rappeler de mon parcours aux HEC.

À combien de temps de l’élection étiez-vous sûr de vous présenter ?
Lors des intégrations d’hiver. Nous étions tous bénévoles pour les intégrations organisées par le CSL Ascension. Une fois l’équipe rendue officielle, on se rencontrait tous les mardis et mercredis pour travailler sur notre plan d’action, logo, nom, etc.

Est-ce dur de jongler entre le CSL, la vie académique et ta vie à côté (famille, amis) ?
Tout est une question d’équilibre. Le plus difficile est d’avoir une bonne gestion du temps. En effet, il suffit qu’il y ait une semaine où tu es moins discipliné et tu te retrouves surchargé pour les semaines suivantes. Pour ma part, jongler entre le CSL et la vie académique ce n’est pas un défi. On est 10 membres qui s’impliquent beaucoup dans la vie étudiante. On est les 10 dans le même bateau, donc au niveau étude, on se supporte et on s’entraide constamment. C’est sûr que d’avoir un appartement près de l’école aide énormément; je sauve 20h par semaine en transport entre Montréal-Mascouche (trajet que je faisais toutes les semaines à ma première session aux HEC).
Pour être honnête, bien que j’adore mes amis et ma famille, je dois dire que je ne les vois pas autant que je le souhaiterais. Le plus difficile c’est d’en être consciente, mais de ne pas pouvoir faire plus. Bref, j’essaie le plus possible de retourner à Mascouche 1-2 fois par semaine, ce qui me permet de rester près de mes valeurs.

Que tires-tu de plus important pour l’instant de ton expérience ?
Cette expérience m’a appris à toujours rester moi-même et d’encourager les autres à l’être également. J’ai aussi compris l’importance de la passion dans le travail, parce qu’au final quand tu as de l’énergie, c’est ça qui te permet de ne pas abandonner, car tu sais qu’au final, ça vaut la peine.
Un autre des points importants c’est le travail d’équipe. On a dix grosses personnalités, ce qui veut dire dix manières de voir les choses. Ce n’est pas toujours évident, mais dans une bonne « team », comme notre CSL, on le prend comme une de nos plus grandes forces en tant que comité. C’est important d’être là les uns pour les autres , mais lorsqu’on doit travailler il ne faut pas laisser aller nos émotions, car si une personne ne se donne pas à 100%, ça affecte le restant de l’équipe…

Selon toi, quelles sont les qualités requises pour devenir membre du CSL?
Déjà, première qualité super importante, quand tu es dans un événement tu te dois d’être énergique. Le rôle du CSL c’est d’intégrer les rookies, si toi t’es pas capable de dégager de l’énergie positive et rassembleuse, tu ne réponds pas à l’objectif/compétence premier du CSL
La deuxième qualité très importante c’est d’être travailleur et organisé parce que qu’il faut savoir s’y prendre à l’avance mais aussi savoir gérer les imprévus de dernière minute. Si tu fais tout à la dernière minute ton événement peut bien fonctionner mais ce ne sera pas une réussite et ça n’ira certainement pas chercher tous les rookies que vous auriez pu aller chercher.

Que recommanderais-tu à un comité qui souhaite se présenter aux prochaines élections?
Premièrement je vous recommanderais de rester vous-mêmes et de ne pas laisser la pression vous monter à la tête. Aussi avec le fait d’avoir un certain pouvoir, de ne pas l’utiliser pour vos propres intérêts mais plutôt pour faire une bonne différence dans la cohorte.
Le deuxième point ça serait de bien s’entendre avec vos intégrateurs et de créer un lien fort avec eux, car c’est grâce à eux que votre message va pouvoir bien se transmettre. Parce que c’est impossible à seulement 10 personnes de pouvoir gérer une cohorte de 1 500 étudiants, donc vous avez besoin de vos intégs. Ils sont là pour vous et il faut être là pour eux.

Le journal L’Intérêt espère que tu as apprécié ce témoignage ! Et si tu es en pleine préparation d’un futur comité, nous te souhaitons bonne chance 😉

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