L’infobésité, tu connais ?

Au cours des trente dernières années, l’humanité a produit une plus grande quantité d’informations qu’en deux mille ans d’histoire. Cette nouvelle, plus que vertigineuse, peut tout autant être évaluée sous le prisme du progrès que de la terreur. 

En soi, nous pourrions adopter une clé de lecture plutôt simple -à la limite du naïf- et considérer celle-ci comme le résultat d’une liberté d’expression plus large et un accès à l’information plus simple. En réalité, ce phénomène se résume surtout en un mot : l’infobésité. 

Infobésité, quésaco ?

Ce terme désigne une surcharge informationnelle dans laquelle nous sommes constamment assaillis de nouvelles et faits divers en tout genre. Joël Rosnay désigne même cette invasion quotidienne comme « une pollution du cerveau par excès d’informations ». 

Le numérique, et l’omniprésence des écrans jouent un rôle majeur dans le phénomène de l’infobésité. Ce n’est un secret pour personne, nous sommes connectés en permanence avec le monde extérieur. Entre réseaux sociaux, mails intempestifs, infolettre ou chaîne de médias en continu, nos journées se font au rythme des notifications. 

Trop d’infos tuent l’info…

Le problème de cette surcharge règne, en partie, dans la hiérarchisation des informations. À force d’emmagasiner sans cesse des nouvelles, il devient difficile de les prioriser. De fait, notre réalité se déforme. 

À force de se concentrer sur la quantité d’informations à ingérer, et non sur la qualité de ces dernières, certaines dérives font leur apparition. Parmi les extrêmes, nous pouvons mentionner les enflures médiatiques, la montée de la haine, l’anti-connaissance, mais aussi le complotisme et l’ignorance. 

Une info en chassant une autre, nous nous enrichissons de tout et rien en même temps. Véritables boulimiques, nous consommons sans réflexion et dépourvus de questionnement. Nous lisons et traitons chaque alerte sans nous demander en quoi cette information est importante pour nous, puis comment celle-ci façonne et nuance-t-elle notre vision du monde. 

Finalement, le fléau de l’infobésité n’est qu’une dérive supplémentaire de notre construction numérique. Cette hyperconnectivité a transformé l’accès à l’information en une véritable tyrannie, selon Dominique Wolton. Toutefois, la réalité est bien moins chaotique que ce qui est dépeint dans cet article. Des stratégies, des alternatives et autres outils sont disponibles pour ne pas succomber au « mal du siècle ». 

À ne pas manquer !

Si tu souhaites en apprendre davantage sur les causes, les conséquences et les solutions possibles pour faire face à l’infobésité, nous t’invitons à assister à notre conférence traitant de ce sujet. Tu trouveras toutes les informations en cliquant juste ici.  

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