Le cocktail 101 : Mes premiers pas dans le réseautage

Il est 19h30 et je suis dans le bus en route vers le fameux, le tant attendu cocktail 101. Les usagers de retour de leurs journées de travail me regardent intrigués, sans doute à cause de ma tenue tirée à quatre épingles. Mais ce soir, je dois être parfait. Ce soir, c’est le premier cocktail de réseautage de la grande majorité des participants, dont votre serviteur fait partie. Chacun se sent un peu choisi et avoir sa place revient à faire partie des 17 chanceux de son groupe.

J’arrive seul à 19h45 devant la porte du marché Bonsecours et voilà la première « épreuve » de la soirée : Thibault Sargenton (CSL) et Juba Oujubi (AEHEC), en bons entremetteurs et videurs précautionneux, annoncent que l’on ne rentre pas sans un compagnon du sexe opposé. Le réseautage peut commencer. Je pénètre dans la salle où une masse confuse de costumes époussetés et de robes seyantes à souhait s’échange des regards plus ou moins furtifs, des sourires plus ou moins blancs et des propos convenus autour de petits fours et de vins portugais. Les premières rencontres essaiment tandis que le coin photo est pris d’assaut par la foule qui souhaite immortaliser ce premier « réseautage » entre amis ou en groupe. Le temps passe et le vin coule (un peu trop vite pour certains qui oublient d’aller chercher leurs verres avant la pénurie), il est déjà l’heure de passer à table.

Chaque table étant composée d’un membre de groupes différents, les « réseauteurs » en herbe auront le loisir de s’ouvrir à des inconnus de leur année. Une fois l’entrée engloutie durant la conférence initiale, le repas connaît son premier entracte. Durant cette période, les étudiants se hâtent pour raconter à leurs amis leurs premières impressions sur leur table ; sur la fille dans la robe blanche au décolleté échancré ou le gars avec le sourire ravageur, sur le conférencier et ses conseils pour un premier contact réussi.

Débute ensuite la seconde conférence, synonyme de plat principal. Le conférencier est plus jeune, semble plus à l’aise et nous explique pourquoi il est si important de croire en soi dans les affaires. Le repas se termine ensuite avec un troisième intervenant qui profite du dessert pour nous exhorter à acheter son dernier livre. Finalement, nous assistons au discours de clôture par Lucas Pueyo, l’organisateur de la soirée et aux remerciements des intervenants qui reçoivent tous les trois une bouteille de vin. Suite à cet événement, Lucas Pueyo lui-même se verra offrir une bouteille de scotch pour son organisation sans accroc par une cohorte de membres de l’AEHEC d’hier à aujourd’hui.

Il est maintenant temps de se diriger vers la sortie pour l’after party prévu dans un bar sur le vieux port, le Jack Saloon. Notre nuée de cravates investit l’endroit en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « réseau » et la soirée touche désormais peu à peu à sa fin entre les affections alcoolisées et les danses égayées des derniers/dernières participant(e)s. Il est finalement l’heure de rentrer chez soi, en hélant l’un des nombreux taxis qui se disputent la sortie du Jack Saloon ou en métro pour les plus organisés. Tandis que mon taxi s’éloigne du vieux Port, je me dis que décidément, les premiers pas de la promo 2014-2017 dans le réseautage m’ont tout l’air d’être une réussite.

Catégories: Événementiel

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