Du HEC à Ancient Future

Tu connais sûrement La Bacchanale mais connais-tu leur festival, Ancient Future ? Musique électro, arts visuels et performances extravagantes, ça te fait déjà envie ? Il n’y a qu’à demander ! L’intérêt te fait découvrir les coulisses du dernier festival de l’été, immanquable !

Et pour patienter avant ce week-end, on a rencontré Martin Loutrel, un des co-fondateurs de La Bacchanale et ancien élève d’HEC. Fais-moi confiance, après cet article, tu n’auras plus qu’une envie : avoir ta place !

 

 

– Parle nous un peu de ton parcours au HEC, comment as-tu vécu tes années à l’école ? 

J’ai eu une très belle expérience au HEC, avec une spécialisation Finance / Economie. J’ai eu beaucoup d’intérêt pour mes cours d’entreprenariat et pour le journal l’Intérêt pour lequel j’écrivais beaucoup d’articles.

Après ma deuxième année, nous avons commencé à faire des événements sous le nom de La Bacchanale .  Je venais alors tout juste de quitter une autre association, AIME, qui permettait aux étudiants de créer des projets humanitaires et d’y partir plusieurs semaines, l’été, entre leurs cours. Petit à petit, je me suis beaucoup investi dans le projet de la Bacchanale, celui ci permettait pour moi de mettre les mains à la pâte et d’avoir une vue directe sur la gestion de projet, les finances, le management, la création de marque. Bien que ce soit des événements de nuits, le travail en amont est énorme et il faut être au fait sur des points différents pour faire fonctionner un organisme de ce type. Mon seul regret est de ne pas avoir continuer en master à la suite de mon Baccalauréat, peut être le ferais je finalement un jour !

 

– Après une spécialisation en finance, comment se retrouve-t-on dans le monde de la nuit montréalaise ? 

C’est le retour des gens et l’adrénaline que tu ressens des événements, qui m’ont poussé à continuer sur ce chemin. J’ai beaucoup hésité car bien évidemment s’accrocher et continuer en Finance m’aurait sûrement permis d’atteindre de nouveaux objectifs mais pour moi, à ce moment, tout était nouveau, et surtout tout était possible et à portée de main. Et ça c’était fabuleux ! Le sentiment de pouvoir créer quelque chose.

 

 

– Les 8 et 9 septembre aura lieu la troisième édition du festival Ancient Future, tu peux nous en dire un peu plus ? 

Cette troisième édition est vraiment spéciale pour nous. Tout d’abord car il s’agit de l’année de confirmation. Organiser un festival c’est un vrai casse tête. Les sponsors viennent une fois que tu as du monde, de ton côté tu as besoin de tes sponsors pour permettre de construire un beau projet. Les subventions, elles, attendent que tu fasses trois éditions avant de soutenir l’organisation. Depuis 2015, c’est véritablement le projet du festival auquel nous consacrons plus de 75 % de notre temps et c’est autour de lui que s’articule notre emploi du temps. Pour l’instant tous les voyants sont au vert pour une très belle édition !

Nous avons aussi souhaité démarquer Ancient Future de la Bacchanale et construire un festival multidisciplinaire représentant différents styles de musique que nous aimons. Il y aura donc en plus des musiques techno et house, de la trap, du rap et la performance d’Omar Souleyman. L’autre nouveauté, c’est que nous souhaitons faire du festival un événement de journée principalement. Cette année nous voulons vraiment montrer que cela se passe au Quai de l’horloge et proposer le Hangar 16 en  »afterparty officiel » du festival. Doucement, nous amenons notre monde vers ce changement.

Le festival Ancient Future est le dernier festival de l’été !

 

 

– Et pour la suite, vous avez d’autres projets ?

Depuis six mois, nous sommes à 120% focalisés sur le festival. Ce qui a un peu mis le reste des projets en stand by.

Dès la fin de celui, nous allons monter une agence. Celle-ci proposera divers services : production, marketing et développement d’une image de marque, activation de marques, booking.

On pense aussi à construire une antenne en Europe, mais on le sait, cela va prendre du temps.

 

– Quels conseils pourrais-tu donner aux étudiants d’HEC ? 

De venir découvrir le festival ! Non, plus sérieusement, de beaucoup travailler et surtout de faire quelque chose que tu aimes. Dans mon domaine, bien que j’aime beaucoup la musique, je n’en écoute pas toute la journée. Je me vois plus comme un bâtisseur. J’aime fédérer autour de moi, développer des projets, construire. C’est tout ce qui a autour des événements et le bonheur procuré aux gens qui me drive et c’est ce qui donne l’énergie supplémentaire nécessaire. Avoir le drive et être capable de travailler dessus de 7 à 20 h tous les jours, c’est le seul moyen pour faire la différence. Le drive !

 

Juste ici, un avant goût de ce qui t’attend cette fin de semaine.

Et pour acheter ton billet ça se passe ici

 

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