Entrevue avec Arianne Leblanc, Vice-Présidente académique de l’AEHEC

Arianne Leblanc, Vice-Présidente académique de l’AEHEC

Peux-tu te présenter en quelques mots, nous parler de ton rôle de Vice-Présidente académique ?

Je suis Arianne Leblanc, l’actuelle Vice-Présidente académique de l’AEHEC. Mon but est de représenter les étudiants auprès de la direction, de favoriser leurs apprentissages et de faciliter leur insertion professionnelle par la suite. Pour cela, je travaille avec une escouade et, ensemble, nous collaborons notamment avec les Vice-Présidents académiques de première année et les comités étudiants en lien avec les spécialisations pour veiller à l’épanouissement académique de tous.  

Comment imaginais-tu le retour en présentiel à HEC Montréal ? Aurais-tu pensé que cela aurait été possible quelques mois plus tôt ?  

Je dois avouer que j’étais plutôt confiante concernant un hypothétique retour en présentiel pour la session d’automne 2021. Après, comme tout le monde, je gardais certaines craintes

Le virus et les mesures gouvernementales restent imprévisibles et la situation évolue rapidement, certaines fois en faveur d’un retour à l’école et d’autre fois rendant celui-ci plus difficile.  

Je dirais donc que oui, je m’imaginais pouvoir revenir à HEC Montréal en septembre, mais j’étais consciente que cela se ferait sous couvert de nombreuses règles sanitaires.  

Quels sont selon toi les défis majeurs d’un tel retour en présentiel ?  

D’un point de vue académique, l’arrivée -imminente- des intras représente un grand défi. Mon escouade et moi devons-nous assurer que les étudiants sont informés et prêts.  

Depuis un an, nous évoluons dans une réalité tout autre. Devoir retourner à des méthodes d’évaluation plus classiques, sans documentations, ni ressources externes, est un gros facteur de stress au sein de la communauté étudiante.  

Mon rôle est d’informer du mieux possible les élèves en amont sur les formats des examens et de prodiguer quelques conseils favorisant la réussite afin de rassurer et d’aider du mieux que je puisse.  

Quelles ont été tes principales appréhensions quant au retour en présentiel ?

Comme tous les étudiants, je me sentais tiraillée. D’un côté ce sentiment de hâte. Pouvoir goûter à nouveau à une véritable vie sociale favorisant le partage et les interactions : le bonheur !  

D’un point de vue académique, je trouve cela aussi beaucoup plus stimulant et motivant d’étudier en présentiel que face à un écran. Aujourd’hui, je suis bien plus concentrée et j’éprouve davantage de plaisir et de facilité à partager mes idées en salle de classe. L’interaction est à nouveau tangible, pour mon plus grand plaisir ! 

Au niveau de mes craintes, je dirais qu’elles ne sont pas liées au virus mais aux examens. Pour être honnête, l’anxiété étudiante dont j’ai parlé précédemment, me touche tout autant que les autres.  

Crois-tu en un lendemain COVID et à un retour complet à la normale d’ici quelques mois ? HEC Montréal pourrait-elle retrouver le même dynamisme et la même effervescence qui la définissait avant la pandémie ?  

Je ne peux pas dire que l’école n’a pas déjà retrouvé une certaine forme de dynamisme et d’effervescence. Le retour en présentiel, les compétitions académiques, l’énergie que les comités déploient pour faire vivre le campus, tout cela contribue fortement à la vie étudiante.  

Cela étant, je reste une étudiante, et j’avoue espérer un retour des [email protected] avant la fin de mon baccalauréat -mai 2022-. Après j’essaie de ne pas me focaliser là-dessus. Il y a bien d’autres moyens de se retrouver, et la pandémie nous apprend chaque jour à partager et s’amuser de manière ingénieuse et sécuritaire.  

Quel est ton ressenti face aux efforts que déploie HEC Montréal pour veiller à la santé, la sécurité et le bien-être de sa communauté ?  

Certes, certaines mesures peuvent être jugées contraignantes. Garder son masque lorsque nous sommes seuls dans une salle d’étude est souvent critiqué mais, personnellement, les efforts de HEC Montréal me permettent de me sentir en sécurité.  

La désinfection fréquente des lieux communs et la distribution en libre-service de masques et de gel hydro-alcoolique créent une atmosphère « saine » et protectrice favorisant nos apprentissages et nos partages entre étudiants. Rien que pour cela, je pense que tous les efforts ont pour but de prioriser notre santé et notre bien-être à l’école.  

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