Entretien avec Arianne Leblanc, prochaine VP Académique de l’AEHEC

Arianne Leblanc, Vice-Présidente Académique de l’AEHEC (2021-2022)

Candidate aux élections de l’AEHEC, Arianne Leblanc s’est vu décerner le titre de Vice-Présidente Académique pour le mandat de l’année 2021-2022. Aux commandes des affaires académiques d’HEC, Arianne représentera les 4000 étudiants du B.A.A. pour leur assurer des services pédagogiques de qualité tant au niveau des examens, du choix de la spécialisation, de l’orientation professionnelle ou même des bourses de reconnaissance et de soutien financier. Volontaire et impliquée, celle-ci a eu la chance de collaborer étroitement avec les membres de l’escouade académique dans la réalisation de la foire aux spécialisations et d’autres projets d’envergure tout comme elle a été ambassadrice du Service de Gestion de Carrière, en plus d’enchaîner les expériences associatives dès son entrée à HEC. À l’aube de son mandat, elle livre une entrevue exclusive au Journal Étudiant, quelques jours après le mythique « référendum » de l’AEHEC.

Pourrais-tu te présenter en quelques mots ? Comment as-tu atterri à HEC ?  Quels sont tes champs d’intérêt ?

Je m’appelle Arianne, j’ai 21 ans et cela fait presque 2 ans que je suis arrivée à HEC Montréal. La raison qui m’a principalement poussée à rejoindre l’école a sans doute été ma participation aux portes ouvertes, occasion au cours de laquelle je me suis rendue compte de la forte implication étudiante et de la richesse des évènements à HEC. J’ai trouvé ça super intéressant d’autant plus que je sentais avoir le potentiel de m’engager à mon tour dans la dynamique associative à mon entrée à l’université. En fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser, je n’ai pas fait grand-chose au cégep où je n’exprimais pas nécessairement le même engouement pour le réseautage avec les autres ni la même passion pour l’investissement associatif. Ainsi, dès ma première session à HEC, j’ai commencé à m’impliquer au Service de Gestion de Carrière (SGC) en tant qu’ambassadrice, implication au cours de laquelle j’ai pu animer la clinique de CVs et prendre part à leur correction. C’est en aidant la communauté étudiante que je me suis rendue compte de l’intérêt que je portais à l’engagement associatif. Au printemps suivant, j’ai donc déposé ma candidature pour rejoindre l’escouade académique et évènementielle aux côtés de William Desormeaux, le Vice-Président Académique actuel de l’AE.

Par ailleurs, je suis convaincue que mon expérience au Service de Gestion de Carrière a fortement contribué à mon épanouissement au sein de l’escouade parce qu’il y a énormément de collaboration entre ces deux parties que ce soit dans la création d’évènements (panels, conférences, ateliers, etc.) ou même dans la foire aux spécialisations. De la même façon, j’ai eu la chance d’intégrer le CCM (Club de Consultation en Management) en tant que consultante ; d’une part, pour une entreprise à la session d’automne, et d’autre part, pour un organisme à but non lucratif (OBNL) à celle de l’hiver. Au-delà des mandats que j’ai pu réaliser au CCM, j’ai participé à de nombreuses compétitions notamment à l’Omnium Financier et j’ai été sélectionnée pour une compétition internationale qui se tiendra prochainement. Selon moi, le monde des compétitions m’anime et me prépare à la carrière à laquelle j’aspire. Tout compte fait, HEC a joué un rôle pivot dans mon parcours et m’a permis de sortir de ma « coquille » grâce à l’accueil et la convivialité des personnes que j’ai pu rencontrer.

Malgré le contexte actuel de COVID-19, j’ai tout de même hâte de saisir l’opportunité de rencontrer plus de monde à HEC, d’approcher la communauté étudiante et d’être présente pour la soutenir pleinement dans mon rôle de Vice-Présidente Académique.

Qu’est-ce qui t’a motivée à postuler au poste de VP Académique de l’AEHEC ?

Pour être tout à fait honnête, j’ai longuement hésité à déposer ma candidature au poste de Vice-Présidente Académique de l’AEHEC. J’étais certaine que quelqu’un d’autre allait le faire ; j’étais un peu réticente et j’avais peur de me lancer dans l’aventure. Cependant, mon entourage a cru en moi et en mes capacités. C’est pourquoi, je me suis décidée à embarquer dans une véritable campagne électorale en vue d’aider les étudiants, une mission qui me gratifie et qui me fait sentir que j’apporte un impact à HEC et une contribution significative à la vie étudiante. Les cours sont certes la base de nos apprentissages à HEC, mais cela ne m’empêche pas en tant que VP de proposer une expérience académique positive aux étudiants qui leur offre à la fois des améliorations, des accommodements, des opportunités de réseautage et bien évidemment une adaptation aux études virtuelles. En me présentant aux élections, ce qui m’a sans doute motivée à candidater a été d’apporter les repères nécessaires aux étudiants d’HEC dans le monde universitaire et professionnel et de leur fournir les informations utiles pour résoudre leurs problèmes. Cette mission m’a donc poussée à mettre l’accent sur le message que je désirais transmettre, tout au long de ma campagne. Comme j’estime que je suis en position de pouvoir guider les gens dans leur itinéraire, je suis convaincue d’apporter un accès simplifié aux services et aux outils fournis par l’école, d’être à l’écoute de la volonté des uns et des autres et d’amener des projets intéressants et enrichissants pour toute la communauté. Je pense que ma campagne s’est distinguée par « l’extra-step » que j’ai pu faire autrement dit celui de rejoindre les étudiants et leur envoyer directement mon message et mes ambitions. En créant une page Instagram, en allant suivre du monde, en stimulant mes publications et en introduisant mes projets, j’ai exploité les réseaux sociaux pour atteindre une visibilité auprès des étudiants et pour faire entendre ma voix. Au-delà de ma présence sur les plateformes, j’ai également été capable de démontrer lors de la session de débat la solidité de mes projets et du plan de match que je compte mettre en œuvre.

En somme, je dirais que c’est avant tout ma volonté de créer une différence sur le plan académique qui m’a incitée à entamer les élections de l’AEHEC.

Pourrais-tu nous résumer ton plan d’action et ce que tu comptes mettre en œuvre lors de ton mandat ?

Premièrement, étant donné que j’occuperai le poste le Vice-Président Académique, j’aurai pour rôle de représenter les étudiants du B.A.A. allant de l’année préparatoire à la 3ème année mais aussi de faire le lien entre eux et les membres de la direction, les autres parties prenantes ainsi que les services disponibles à HEC. En plus de maintenir l’équité et l’intégrité académique qui sont des piliers du plan d’action que je propose, j’endosserai les responsabilités de mon poste dans « les coulisses » de l’université. Comme le rôle de Vice-Présidente Académique est un poste orienté sur « le behind the scenes », je devrais composer avec les enjeux d’équité, de triche ou de plagiat et émettre des rapports à la direction dans la mesure du nécessaire. Je ferai donc en sorte d’amener le feedback des étudiants aux oreilles de la direction notamment sur le nouveau mode d’enseignement tout en faisant valoir leurs intérêts. Refresh HEC figure d’ailleurs parmi les pôles sur lequel j’aimerais me concentrer, tout au long du mandat, et l’exécutif pourra compter sur mon soutien dans la mise en œuvre des séances de révisions. De la même façon, je prévois de solliciter l’AEHEC dans l’organisation de la foire aux spécialisations pour inciter les premières années à établir le bon choix de spé et à se positionner dans leur cheminement. Finalement, je devrai m’engager dans la préparation de la cérémonie de remise de bourses académiques, une tradition incontestable à HEC.

Les 3 axes du plan d’action que je compte déployer seront dédiés :

  • Au pôle Refresh
  • Au pôle de la direction (académique)
  • Au pôle évènementiel

Premièrement, augmenter la capacité financière de Refresh est un premier défi que je me lance. Comme le comité a bénéficié de l’expansion considérable de l’éventail de cours proposés, les tuteurs impliqués représentent des charges non négligeables. L’idée serait donc de disperser le budget dans d’autres projets et ce dans l’optique de le réinvestir de manière à couvrir les dépenses du pôle. J’aspire donc à ce que Refresh poursuive son accroissement et acquière une autonomie financière pour pouvoir subsister sur le long terme. Au niveau du matériel pédagogique, la nouveauté que j’espère apporter serait d’avancer des cours d’introduction (1ère année) en anglais afin que les séances de révisions puissent inclure tant les personnes qui suivent le cours dans une langue ou dans une autre.

A cela s’ajoute un guide d’astuces et de conseils pour éclairer les étudiants sur l’utilité ou non des manuels pour chacun des cours.

En deuxième lieu, bien que le projet mérite de plus amples discussions, je trouve qu’il serait intéressant de trouver une manière convenable aux étudiants d’évaluer leurs examens et de se situer selon le niveau de difficulté des épreuves. L’idée derrière cette initiative ne peut que renforcer le canal de communication qui existe entre la direction et les étudiants.

Un autre point étroitement lié aux décisions de la direction serait d’inciter le retour des étudiants internationaux sur le campus, bien que les mesures sanitaires établies par le gouvernement aient tendance à freiner leur volonté de revenir au Québec.

En dernier lieu, mon dernier axe d’innovation concerne le pôle évènementiel. Au cours de mon mandat, je veillerai à planifier des vidéos pour la foire des spécialisations afin que ces ressources numériques puissent être conservées et disponibles pour tous. En plus de faire la promotion de ces vidéos sur les plateformes de l’AE, j’aspire à organiser des évènements d’ « AEvenir » pour venir en aide à toutes les cohortes du baccalauréat (1ère, 2ème et 3ème années) et pour préparer leur insertion dans le monde du travail en plus de découvrir certains domaines et carrières en administration.

Comment as-tu vécu l’annonce de ton élection, surtout que le vote se fait intégralement en ligne et que l’adrénaline de la délibération s’en trouve atténuée ?

Plus le jour de la délibération approchait, plus je me sentais assez stressée de connaître le résultat. Pour ma part, les 3 derniers jours de campagne étaient assez intenses parce qu’il fallait couvrir certaines choses en dernière minute, planifier du contenu, continuer à toucher plus de monde sur les réseaux sociaux, etc. Jeudi arrive et vient avec, l’annonce du résultat. J’avoue que j’étais vraiment impatiente à l’idée de connaître le nom du gagnant au poste de Vice-Président aux affaires académiques. Je n’ai d’ailleurs pas réussi à dormir, les jours précédant l’annonce des élections parce que j’avais tellement hâte de savoir le dénouement final. Quelques minutes avant la déclaration des candidats retenus, j’étais à mon bureau accompagnée de ma coloc’ en train de diffuser les résultats sur notre télévision. Mes collègues-candidats étaient présents sur un appel Teams pendant que j’écoutais la diffusion en direct. Comme je savais que « Vice-Président Académique » était le premier poste à annoncer son vainqueur, j’appréhendais la décision finale. À quelques secondes de l’annonce, mon téléphone s’est mis à sonner. Intriguée, j’ai voulu consulter mon cell au moment même où on affichait ma victoire ! Ravie, soulagée et pleine de reconnaissance, j’adresse un regard à ma colocataire et je n’arrive pas à y croire sur le moment. En toute transparence, je n’aurais pas imaginé un scénario différent que celui-ci. Malgré l’effervescence et l’angoisse des derniers instants, j’avais confiance d’arriver à une fin heureuse. D’une façon ou d’une autre, lorsque je suis déterminée à aboutir à quelque chose, j’y consacre toute mon énergie et je fais tout pour l’avoir. Même si j’avais un travail à soumettre ce soir-là, j’étais profondément heureuse d’apprendre cette nouvelle qui clôture bien une période électorale riche en émotions et en défis.

Quel serait ton message pour la communauté étudiante d’HEC et surtout pour les futurs candidats qui souhaitent se présenter aux prochaines élections de l’AE ?   

Le message que j’aurais souhaité transmettre le soir des élections, serait avant tout de remercier la communauté étudiante d’HEC pour l’opportunité qu’elle m’offre de pouvoir la représenter, de l’aider à se repérer et à s’immerger dans le marché du travail. Je suis profondément contente et je suis reconnaissante envers tous les étudiants qui n’ont pas nécessairement voté pour moi, mais qui ont accordé une part de leur temps pour contribuer aux élections grâce à leurs votes. Les élections de l’AE ont toujours été une belle opportunité de faire entendre sa voix et une manière de dynamiser la vie étudiante à HEC.

En définitive, à la personne qui lit cet article et qui aimerait se présenter aux prochaines élections, je lui conseillerais simplement de connaître toutes les dimensions et tous les volets essentiels à la vie académique pour que sa candidature puisse être solide. C’est d’ailleurs un conseil valable pour tous les autres postes de l’AE. En plus d’être confiant et audacieux, savoir dans quoi on s’embarque, se montrer curieux, solliciter son entourage (ce qui implique parfois d’ajouter 700 personnes sur Facebook ! ), discuter avec les SAÉ ou même à d’anciens candidats ne peut qu’être bénéfique pour une bonne préparation aux élections.

Au terme de son entrevue, Arianne affiche une motivation et un dévouement prometteurs non seulement pour l’avenir de l’association étudiante mais aussi celui de la communauté HECienne. Par la portée innovante de ces projets, elle réussira sans aucun doute à dorer, tout comme ses prédécesseurs, le blason académique de notre université.

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