Élections AEHEC 2017 : Vice-Présidence Exécutive

Rôle du Vice-président exécutif (extrait de la Charte de l’AEHEC) : Le vice-président exécutif préside le Comité de révision de la charte ainsi que le Conseil de la relève. En cas d’urgence ou d’incapacité du président, il le remplace et exerce toutes ses fonctions et dispose pour l’occasion de ses pouvoirs, jusqu’à ce qu’un remplaçant soit nommé. Il doit remplacer le président lors de réunions, conseils ou toute autre forme de représentation lorsque ce dernier est dans l’incapacité d’y assister.

Présentation de la candidate : 

Lili Loiselle-Cantin : 

 

-2ème année au BAA

-Présidente du groupe 22

-VP Compétition du CSL Unchained

 

 

 

  • Quel est le rôle du VP Exécutif ? 

Un VP Exécutif, ça comprend deux grands volets : un volet administratif, qui comprend le suivi de tous les documents bureaucratiques pertinents ainsi qu’une représentativité aux conseils administratifs ainsi qu’aux conseils étudiants (TVA, TVE, etc.)  Je dois être la plus qualifiée pour devoir intervenir si le président ne peut être présent. Puis le volet événementiel, avec le Gala Hommage, le Cocktail 101, et si par exemple l’équipe veut instaurer un nouveau projet, c’est moi, en collaboration avec mes collègues, qui devrais le prendre en charge.

  • Pourquoi ce poste plutôt qu’un autre ?

Ce poste est la combinaison parfaite pour évoluer en tant que personne mais d’autant plus pour faire évoluer la vie étudiante de par mes nombreuses expériences passées. Le côté événementiel est de loin une de mes forces et je crois bien pouvoir en faire profiter tous les étudiants du BAA. De plus, je crois fermement qu’à la base d’un nouveau projet d’envergure, les compétences sont beaucoup plus importantes que les connaissances. Je m’explique: les compétences sont des aptitudes, des capacités et des qualités permettant d’effectuer une tâche. Les connaissances quant à elles, s’apprennent beaucoup plus facilement que les compétences d’où mon point : je crois avoir les compétences requises pour effectuer le travail administratif exigé par le poste, et j’ai soif d’acquérir les connaissances face à cet aspect du poste. Ayant été énormément sur le « frontstage » dans le passé, je crois qu’un poste « backstage » créé un équilibre personnel et professionnel plus que parfait.

  • Quelle est ta vision pour ton futur mandat, sera-t-il en continuité avec le précédent ou souhaites-tu changer de cap ?

On dit souvent qu’on ne peut pas « réinventer la roue », que le poste de VP Exécutif est tel qu’il est.. mais au contraire, « oui, tu peux la réinventer », car si je décide de créer une nouvelle politique ou une nouvelle charte, de créer des règlements, tout le monde sera impacté par ces décisions, avec les conséquences positives ou négatives que cela implique. Ce que je veux c’est vraiment défendre et représenter la communauté étudiante d’HEC et ses intérêts, que ce soit de les changer ou de les améliorer. Également, cette année, je veux accentuer le mandat de bras droit du Président, soit d’assister et d’épauler ce dernier en formant une équipe solidaire et cohérente. De plus, je souhaite rester dans la continuité pour tout ce qui concerne l’administratif, c’est un travail de fond qui peut difficilement être révolutionné, toutefois certains détails peuvent être améliorés. En tant que VP Exécutif de l’Association Étudiante, je veux être proche des étudiants, car souvent on ne les voit pas dans la mesure où nous faisons beaucoup de travail dans l’ombre. Mon but serait que même si je vais effectivement travailler à l’interne, je veux être au courant de la réalité étudiante, afin de me rendre compte sur place de ce qu’il y a à améliorer. On ne peut pas seulement se fier à des échos, parce que ce n’est pas nécessairement représentatif. Il faudra que je sois en plein cœur de cette réalité!

  •  En quoi ce poste se distingue vraiment du VP aux Affaires Internes ?

Le VP aux Affaires Internes garanti une cohésion entre les comités, s’assure du bon fonctionnement des comités et de leurs activités, de l’organisation des [email protected] et la coordination de l’organisation interne des 15 comités sous l’AEHEC. Le poste de VP Exécutif s’occupe davantage du côté politico-juridique de l’association soit la création et/ou la modification de documents permettant de régir un environnement universitaire sain et stable. C’est vraiment l’application des politiques et des droits de l’école pour que le tout soit en adéquation avec les enjeux actuels, avec la réalité d’aujourd’hui. Le rôle du VP Exécutif et de s’assurer de leur mise en oeuvre.

  • En ce qui concerne le Cocktail 101, comment l’envisages-tu ? Souhaites-tu faire le même que les années précédentes ou innover ? 

Je suis en débat à ce sujet, parce qu’il y a deux visions du projet : le cocktail 101 c’est le premier contact de réseautage pour les élèves de première année. Le fait qu’il soit en Septembre, juste après les intégrations, beaucoup d’étudiants le voient comme une « saoulerie chic » et il y a souvent un manque de respect vis-à-vis des conférenciers qui parlent en avant, les étudiants viennent plus pour le vin que pour eux, c’est perçu plus comme une activité supplémentaire d’intégrations qu’un événement de réseautage à part entière. La question à se poser, c’est si on doit se focaliser sur les conférences ou la rencontre entre les rookies. Est-ce qu’on pourrait le déplacer par exemple en Octobre ou en Novembre, quand les étudiants sont un peu sortis de l’ambiance des intégrations pour percevoir l’événement comme plus officiel, mais est-ce que l’activité de réseautage deviendrait superflue à ce moment de l’année ? Doit-on le rendre plus professionnel ou doit-on doser la communication pour que les étudiants comprennent que ce n’est pas juste un événement d’alcool, rationaliser les bouteilles de vin, ne les sortir qu’au dessert, etc. Le but n’est pas de se saouler ! Il faudrait aussi choisir des conférenciers qui soient beaucoup plus capables de captiver les étudiants, avoir un contenu un peu plus humoristique par exemple, la question est encore en débat. Si je devais vraiment choisir maintenant, je préférerais laisser la date actuelle du Cocktail 101 mais changer sa nature, son contenu et la communication qu’il y a autour.

  • Que penses-tu de la place des femmes dans l’AEHEC et dans les associations en général ? 

Comparativement à l’année dernière, cette année, il y a beaucoup plus de femmes qui se présentent pour les postes de l’AEHEC, et admettons qu’elles passent toutes, il pourrait y avoir bien la moitié de l’équipe qui soient des filles, à 50-50. Et puis je pense qu’il y a encore une très grande prudence au niveau du leadership féminin. Visuellement, l’image d’une femme présidente à la tête d’un comité d’envergure est encore difficile à accepter pour certains, tout simplement. Pourtant, il y en a qui sont bien plus capables de le faire que des gars… donc je pense que c’est quelque chose qui va être changé au fur et à mesure. Notamment en nommant de plus en plus de femmes dans les comités, actuellement on est à environ 20%, ce n’est vraiment pas beaucoup. Cela dit, il y a des présidentes parmi les comités de spé, qui ne sont toutefois pas aussi connus, le comité GOL par exemple dont Roxana est la présidente, ou Sandrine Barrière pour le comité GRH.

  • Serait-ce une mission personnelle pour toi d’insister sur la communication pour inciter les filles à plus s’impliquer ?

En tant que VP Compétitions du CSL, j’ai déjà beaucoup essayé de le faire, j’ai essayé d’être beaucoup plus proche de mes rookies que mes prédécesseurs, et notre CSL a été beaucoup plus proche des rookies que tous les précédents. Il n’y avait plus de vénération ou quoi que ce soit, on parlait avec tout le monde et vice-versa, ça devient presque un peu trop familier dans le sens où ils ne se gênent pas pour venir nous parler, c’est même nous qui devons parfois les tempérer, et cette proximité nous donne une accessibilité qui donne confiance aux rookies, ce qui d’après moi est très positif.

Je pense que c’est vraiment le rôle des comités qui sont proches des rookies d’encourager l’implication de tous, filles comme garçons. Je pense que l’AE est le comité qui est le moins côtoyé par les étudiants, on dirait qu’ils ont un peu peur de l’AEHEC, de la même façon qu’avant ils avaient peur du CSL, mais c’est aussi une question de présence aux événements, s’ils ne sont jamais là, les étudiants auront moins envie d’aller les voir… C’est pourtant l’Association Étudiante, et c’est la porte qui est la moins traversée par les étudiants. Il faut vraiment être plus accessibles, et je pense qu’en nous voyant, en parlant avec eux c’est là qu’ils vont réaliser qu’on est des gens comme eux, qui ont juste eu le goût de s’impliquer, c’est pour ça que j’ai envie de leur dire : « Fais-le. ». J’aimerais qu’ils voient qu’on est des gens normaux, c’est seulement qu’on a plus de responsabilités dans notre école, mais ça on ne le voit pas assez et beaucoup se demandent comment on s’est rendus là, mais c’est simplement ça… Dans mon cas j’ai été présente à tous les party possibles, j’ai été prise dans un CSL, j’ai fais plein d’activités, maintenant je veux me calmer pour m’en aller là, à l’AEHEC. C’est aussi simple que ça.

  • Question un peu similaire à la précédente, concernant la proportion français/québécois dans les associations… ?

Oui, c’est vrai qu’il y a beaucoup plus de français que de québécois dans les associations. Je dirais que c’est parce qu’il y a beaucoup de français qui viennent et qui n’ont pas l’obligation de travailler. Comme ils viennent de France, ils habitent généralement proche de l’école. Il y a tellement d’étudiants québécois qui viennent de Laval, la Rive Sud ou plus loin encore, qui habitent chez leur parent et qui travaillent la fin de semaine, ils n’ont pas le temps pour ça ! Je pense que la proportion restera toujours à l’avantage des français par rapport aux québécois, parce que les associations leur sont plus accessibles. Je pense que c’est une réalité qu’il sera difficile de changer, mais pour aller chercher des québécois, je pense que ça va être le travail des québécois, d’être influents avec la réalité québécoise, on me demande souvent combien de temps me prend le CSL, parfois ça monte à 40h/semaine, c’est quasiment une job à temps plein, des fois seulement 10h, ça dépend des semaines, puis à côté de ça, oui, je travaille aussi 20h/semaine, j’ai un horaire compté à la minute, mais je suis capable de le faire. Si je suis capable de le faire, toi aussi. Ça dépend seulement de ton engouement, de ton envie, mais il faut que les québécois voient que ça se fait, même si c’est beaucoup de travail.

  • De manière plus générale sur l’AEHEC, on constate quasiment chaque année que les personnes élues sont aussi les plus populaires. Qu’en penses-tu ?

C’est vrai que la visibilité est un facteur non négligeable, si les gens te connaissent, ils auront plus tendance à voter pour toi par rapport à quelqu’un qu’ils n’ont jamais vu. La question des compétences est évidemment à prendre en compte, mais c’est sûr que la notoriété joue, les candidats sont souvent des personnes qui sont déjà dans les associations, et ceux qui se présentent pour les comités Prépa et CSL, ce sont généralement ceux qui se sont le plus impliqués dans toutes les activités au long de l’année, et qui veulent transmettre ça à leur tour.

  • Penses-tu que ton intérêt pour la fonction (VP Exécutif), pourrait être plus fort que ton intérêt pour le titre, qui est assez prestigieux ?

Oui, énormément, car en tant que VP Communication par exemple, tu as beaucoup de visibilité, alors que le travail du VP Exécutif se fait dans l’ombre. Le titre, je m’en fiche. Je viens chercher beaucoup plus que ça, si je postule pour l’AEHEC plutôt qu’un autre poste, c’est pour avoir de l’influence, avoir la possibilité d’améliorer des choses, alors que si je le faisais au niveau du CSL, ça aurait seulement des répercussions sur les premières années. Cela implique aussi d’avoir des responsabilités qui sont à la hauteur de ce que je peux faire, je sais que je suis capable de donner énormément, je veux avoir la charge de travail qui vient avec, je sais que je peux en faire plus, et quand j’aurais atteint ma limite, je le saurai. Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je me sais capable d’en faire énormément, et je veux le faire, c’est pour ça que je me présente à l’AEHEC. C’est aussi parce que je veux avoir des responsabilités différentes de celles que j’ai actuellement, découvrir tout ce qu’implique cette fonction de l’ombre, c’est d’ailleurs certainement le seul poste de l’AEHEC pour lequel le titre n’est clairement pas le plus important, parce qu’on te voit très peu ! Mon but c’est vraiment de grandir en tant que personne, évoluer. Je veux sortir d’HEC en sachant faire des choses, pas juste en sachant des choses. Ça serait évidemment le fun d’avoir ça sur mon CV, mais c’est surtout l’expérience et ce que j’aurais appris au niveau administratif qui me sera vraiment utile.

  • Tu n’as pas de concurrent, comment vois-tu ta campagne ? 

En fait, qu’il y ait une concurrence ou pas, je vais me donner comme si j’avais un concurrent, car ma position est très délicate. Je sors du poste de VP Compétitions du CSL, « VP GRA », une fille qui est vue avec un chandail rouge, qui fait beaucoup la fête et ne paraît pas forcément sérieuse, mais ça c’est seulement ce qu’on voit de l’extérieur. Ce qui est primordial c’est que je change la perception des gens, et ça, c’est beaucoup plus important que de gagner contre un concurrent. Donc, mon but n’est pas de gagner contre quelqu’un, c’est que le étudiants croient en moi en tant que VP Exécutif. Le but de ma campagne sera de prouver mes compétences et ma volonté pour ce poste aux étudiants.

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