Élection AEHEC 2017 : Candidat au poste de Président

Rôle du Président (extrait de la Charte de l’AEHEC) : Le Président préside les assemblées du Conseil Exécutif et dispose d’un vote prépondérant en cas d’égalité des votes. Il voit à l’exécution des décisions du Conseil d’administration, signe tous les documents requérant sa signature et remplit tous les devoirs inhérents à sa charge, accomplit les devoirs qui y sont mentionnés et exerce tous les pouvoirs qui pourraient de temps à autre lui être attribués par le Conseil d’administration. Il Siège au CA.

Présentation du candidat :

Victor Crest

-Président de groupe

-Président Comité Prépa

-Président Comité Promotion

-VP Externe AIDA

-3 compétitions inter-universitaires

  • Tu n’as pas de concurrent, comment vois-tu ta campagne ? Tu es seul candidat au poste de Président, tu as de grandes chances d’être élu…

Alors en ce moment, pour être honnête, c’est la pire période pour moi, parce que j’ai le HEC Fashion Show qui arrive bientôt, le grand party du 25 mars de l’AE50 que Promo organise, qui me prend énormément de temps depuis 2 mois, et en ce moment c’est l’organisation du bal qui demande le plus de temps, donc ça tombe vraiment très mal. Cela dit, pour ma candidature à la présidence de l’AE je l’ai préparé comme si j’avais un concurrent parce qu’on m’avait annoncé que j’allais en avoir un, et jusqu’à la remise des dossiers je pensais que ça allait être le cas, donc j’avais préparé mon plan d’action en conséquence. J’étais un peu obligé de m’y préparer car dans tous les cas, pour être président de l’AE, tu ne peux pas te permettre de ne pas être solide sur tous les points, sinon tous les candidats aux postes exécutifs qui vont se présenter ne pourront pas avoir confiance en moi. Donc je prépare ma campagne comme si j’avais quelqu’un en face de moi.

  • Quelle est ta vision pour ton futur mandat, serait-il en continuité avec le précédent ou voudrais-tu changer de cap ?

Au poste de Président il y a deux visions : celle de l’interne et celle de l’externe. À l’interne le président de l’AE c’est le chef d’équipe qui s’occupe de ses sept membres, donc moi mon but ce sera de les soutenir dans leurs projets. Ensuite, il y a le regard du président de l’AE par rapport à ses 15 comités, dont le rôle est de les soutenir dans leurs initiatives et leurs projets. Enfin, dernier aspect, c’est être le porte-parole de 4000 étudiants. Cela implique de les représenter à HEC et au-delà de ses murs. Et c’est là que ma vision va apporter un changement par rapport à mes prédécesseurs, car je veux vraiment me consacrer à l’externe. Ce que j’aimerais c’est accroître la valeur de leurs diplômes, en mettant plus en avant HEC à l’externe. Ça passera par beaucoup de projets, par exemple des projets à développement durable, qui représente l’avenir de notre société. Prendre position dans le développement durable serait une belle occasion pour rayonner, le but ce serait que les médias parlent de nous, mais en bien. Les médias essaient toujours d’aller chercher des problèmes, nous notre but ce sera de nous faire remarquer de la bonne manière. Cela fait partie de mes objectifs.

  • Tu as déjà été président du comité Prépa, cette année de Promo, qu’est-ce que cette expérience de Président de l’AEHEC pourrait t’apporter de plus ? Quelles sont tes motivations personnelles pour ce poste ?

Premièrement, je crois que c’est l’amour pour cette école qui m’incite à me présenter, quand je suis arrivé ici à 18 ans, sans rien ni personne, c’est la seule qui m’a accueillie, moi tous mes amis sont dans cette école, surtout dans les associations puisqu’on a tous travaillé ensemble d’une certaine manière, grandi ensemble. Après, je ne veux pas faire Président de l’AE pour faire Président de l’AE, j’ai des objectifs académiques derrière, j’ai eu un départ très difficile en première année, et même vers la moitié de ma deuxième, mon GPA était bas parce que je m’impliquais trop, j’étais président de groupe et en même je présidais le comité de l’année préparatoire Synergy. Mon objectif est maintenant de faire une double-spécialisation tout en remontant mes notes afin d’avoir la possibilité de faire une maîtrise par la suite. Je ne me sens pas prêt à rentrer sur le marché du travail maintenant, je sens que j’ai encore des choses à accomplir ici. J’ajouterais même un troisième point, c’est que je ne sais pas avec qui je vais travailler, avant je me présentais avec des équipes, l’AE on ne sait pas, et s’adapter à des personnes très différentes de toi, dans la mesure où plus tard je veux faire de la gestion de projet ou du consulting, ce serait vraiment formateur.

  • Ton mandat serait-il en continuité avec le précédent ou voudrais-tu changer de cap ?

Depuis 2 ans, l’AE se concentre énormément sur l’AE50, maintenant la question c’est ce qu’on va faire après. Le président actuel a aussi travaillé au développement du système RFID, et là-dessus je voudrais le développer encore plus donc oui il y aurait une continuité, et moi ce que j’aimerais c’est vraiment développer cette partie externe sur laquelle on n’a pas trop insisté ces dernières années. Les Présidents ne sont pas supposés soutenir leurs comités en permanence qui est principalement le rôle du VP interne, mais bien représenter l’école, être le porte-parole des étudiants. Je pense notamment au REFAEC, pour les compétitions inter-universitaires, donc assurer la pérennité des compétitions. Ce que j’aimerais faire c’est créer une table avec JMSB, McGill, les présidents des AE des universités à Montréal, pour parler des enjeux qui menacent nos universités. Par exemple, l’arrêt des intégrations, et l’augmentation des frais de scolarité des étrangers. Il faudrait discuter avec les autres universités pour savoir les solutions de chacun par rapport à ces difficultés et mener des campagnes communes.

  • Pourquoi ce poste plutôt qu’un autre ?

Pourquoi président ? Malheureusement par défaut professionnel, quand tu es président dès le début, quand tu développes une qualité dans un poste, malheureusement c’est très difficile d’en sortir. Le poste de Président te donne la légitimité de pouvoir montrer ta vision. Surtout arriver en 4e année, quand tu as été tout le temps président avant, ce n’est pas possible de se présenter dans un autre poste. Ça ne vaut pas le coup de faire une session de plus pour faire un autre poste qui ne m’apporterait pas autant. HEC m’a donné 4 ans d’expérience avec la prépa, je vais avoir un an de plus que tous ceux qui se présentent, donc c’est mon rôle maintenant de leur transmettre tout ce que mes expériences et cette école m’ont appris.

  • C’est la première fois que tu vas être amené à manager une équipe que tu n’as pas constitué toi-même, est-ce que tu appréhendes, ou est-ce plus une motivation ?

Oui il y a une appréhension, quand on monte une équipe, on a la légitimité de nos postes par rapport aux autres membres, alors qu’ici tout le monde ne me connait pas aussi bien, donc oui ça va être une motivation de devoir leur montrer que j’ai les « épaules assez larges » pour pouvoir endosser le rôle de président de l’AE. C’est aussi pour ça que j’ai essayé de construire un plan d’action le plus solide possible, parce que je n’avais pas le choix. Si je ne sais pas de quoi je parle, tout s’effondre, la confiance des futurs membres de l’exécutif, la confiance des 15 comités après, et enfin la confiance des étudiants en général. Ma bataille aux élections, c’est que les étudiants aient confiance en moi et en ce que je dis.

  • Que penses-tu de la relation entre l’AE et les Groupes d’Intérêt ? Comptes-tu faire quelque chose pour les rapprocher ?

L’avantage que j’ai eu, c’est d’avoir fait partie d’un groupe d’intérêt en 2e année. J’étais VP Exécutif d’AIDA, j’avais 6 comités sous mois, ça marche un peu comme l’AEHEC mais avec beaucoup moins de moyens, on avait très peu de budget alors que l’AE est au-dessus du million. L’AE bénéficie des cotisations des étudiants, alors que les groupes d’intérêts doivent se financer par eux-mêmes. Et pour avoir été dans les deux, chaque année on sent qu’il y a un gros différend entre les deux, alors que le but est le même, c’est-à-dire de proposer les meilleures activités possibles aux étudiants, mais l’AE et ses comités ont vraiment plus de visibilité et jouent là-dessus. Pourtant, les groupes d’intérêts sont vraiment très professionnels, leurs dossiers, leurs démarches, j’ai été vraiment impressionné quand j’étais à AIDA. J’aurais une idée, j’en ai parlé avec André Masse, le président du Fonds de Placement étudiant HEC, une idée qui mettrait du temps à mettre en place et qui se heurterait à beaucoup de contraintes, mais on peut y arriver l’année prochaine. Depuis 1967, il y a un budget investi en placements au nom de l’AE qui dort. Il a été placé au cas où il y ait un problème, un projet exceptionnel, que sais-je, il ne touche en rien les cotisations des étudiants, et augmente lentement depuis des décennies à taux faible. Ce que je voudrais, ce serait reverser une partie de cette somme au Fonds de Placement, pour qu’il le fasse fructifier. Ils gèrent un portefeuille en ce moment, très important et nous pourrions les aider à le faire augmenter afin d’en tirer chaque année des bénéfices qui seront redistribués aux étudiants sous forme de bourses, bourses de l’AE ET des groupes d’intérêt. On pourrait par exemple donner cet argent à des étudiants en difficulté financière, je pense par exemple à Felix Nedjaï, qui se présentait au poste de VP Interne à l’AE cette année, il a dû retirer sa candidature car ses difficultés financières l’ont empêché de faire une quatrième année. C’est dommage que cela empêche quelqu’un d’atteindre ses objectifs académiques et associatifs, donc mon but serait de développer de nouvelles bourses, le SAE en accorde déjà pour l’implication, ce serait un complément, dont les modalités sont encore à négocier, et cette fois entre l’AE et les groupes d’intérêt. Tout ceci reste à évaluer, mais le projet me semble intéressant parce qu’il démontre un vrai signe de confiance de la part de l’AE vers les groupes d’intérêt, on travaillerait ensemble, on créerait des bourses, et on les redistribuerait aux étudiants. On ne fait pas la même chose, mais on a les mêmes ambitions. Et de leur côté, ils semblent vraiment emballés par l’idée. Il y aura évidemment des contraintes administratives, juridiques, mais ce serait vraiment un pas en avant vers la réconciliation des deux couloirs. D’ailleurs, je pense que la cannibalisation d’événements entre les deux est inévitable, il y a beaucoup trop d’événement pour qu’on puisse y faire quelque chose.

  • Que penses-tu de la place des femmes à l’AE et dans les associations en générale ?

On est effectivement sur la bonne voie pour encourager les femmes à s’impliquer. Ça a été fait l’année dernière par Céline Gemmel, qui je trouve est vraiment un emblème féminin incroyable à l’échelle de l’école, et on peut voir le résultat cette année dans les élections. Il y a déjà Alexandra Gravila, Lili Loiselle qui ont de très fortes chances d’être élues, VP Com et VP Externe il y a chaque fois deux filles sur trois qui se présentent, ça pourrait faire une AE avec 4 filles et 4 gars, ce serait révolutionnaire. À titre personnel, je compte suivre la lancée insufflée par Céline mais de manière moins intense. Je trouve que faire de trop lourdes campagnes sur le fait de dire que les femmes sont sous-représentées, c’est un petit peu les « rabaisser », parce que pour moi les femmes dans cette école ce sont des femmes d’affaire, qui savent se défendre elles-mêmes, si elles ne veulent pas se lancer dans les associations, c’est parce qu’elles ont d’autres intérêts plus importants à l’extérieur. Je n’ai jamais senti cette inégalité hommes/femmes dans cette école mais peut-être parce que je suis un homme. En tout cas si les membres du futur exécutif trouvent qu’il faudra redoubler d’efforts dans ce domaine, je les suivrai. Plus généralement, je voudrais encourager l’implication en général, je ne veux pas qu’on fasse de distinction homme-femme ou quoi que ce soit d’autre, tu es un étudiant de HEC, si tu veux t’impliquer implique-toi et l’AEHEC sera là pour te soutenir !

  • Question un peu similaire à la précédente, concernant la proportion français/québécois dans les associations… ?

Là encore, cette année dans les associations, beaucoup de québécois se présentent, et pas seulement dans l’AE. En tant que français, on arrive dans un pays où on n’a plus rien, plus de famille, plus d’amis. Comment passer 4 ans de Bac à compenser ce manque ? On se tourne vers cette école qui nous accueille à bras ouverts, qui nous dit que l’implication c’est génial, donc on le fait. Pour les québécois qui arrivent ici, ils ont leurs amis du secondaire, du Cégep, leurs activités, leurs familles, donc quand ils arrivent à l’école, c’est surtout pour les cours. Je faisais la même chose avant au lycée quand j’étais en France, je ne restais pas à l’école, j’allais jouer au basket, j’allais avec mes amis… j’avais ma vie. C’est le cas pour les québécois qui ont leur vie en dehors de l’école qui est déjà établie. D’ailleurs je les trouve bien meilleurs entrepreneurs que nous les français, à 19 ans ils arrivent en cours, il y en a qui ont déjà des entreprises, ils travaillent vraiment beaucoup, ils font du cash, nous on n’est pas dans cette optique-là, quand on arrive là on est encore des enfants, eux des adultes, d’ailleurs ils sont aussi plus vieux que nous quand ils arrivent, ce n’est pas la même maturité. Je pense qu’on ne peut pas les forcer à s’impliquer, ça se fait à l’instinct, à l’envie, et on ne pourrait pas instaurer des quotas dans les associations, la question de la compétence serait évidemment bafouée.

  • De manière plus générale sur l’AE, on constate quasiment chaque année que les personnes élues sont aussi les plus populaires. Qu’en penses-tu ?

Alors déjà il faut éclaircir ce qu’est la popularité, c’est très large. La visibilité donne évidemment de la confiance pour se présenter à des élections, ce qui reste un système politique. Je pense qu’effectivement, une personne qui a plus de visibilité dans sa vie a plus de chances d’être élue, car une personne préférera voter pour une personne qu’il a croisé peut-être une fois ou deux qu’une personne qu’elle n’a jamais vue. Il peut y avoir des gens populaires et très compétents, bien sûr, et ça s’est vu avec le comité promo de l’année dernière, dans notre équipe on n’était pas si connus que ça, mais on a quand même été élus. Surtout au niveau de l’AE, où les postes sont techniques, je pense que les gens vont plus voter pour des gens en qui ils ont confiance, que quelqu’un de populaire. Tu peux apprécier quelqu’un avec qui tu bois des bières au [email protected], mais ça ne veut pas dire que tu vas lui laisser prendre des décisions pour l’avenir de la communauté étudiante. Donc d’après moi, si les candidats sont meilleurs dans leurs plans d’action et meilleurs dans les idées qu’ils véhiculent, ils sont de fortes chances de gagner.

  • Dernière question : penses-tu que ton intérêt pour la fonction (Président), pourrait être plus fort que ton intérêt pour le titre, qui est assez prestigieux ?

Alors en dehors de l’école, cela ne m’apporterait rien de plus car j’ai trouvé mon stage et je sais où je m’en vais. Et président de l’AE, même si c’est intéressant à mettre sur un CV, il ne faut pas penser que ça permettra à quelqu’un d’obtenir un travail. Ça c’est une erreur totale que tout le monde fait. Les personnes les plus susceptibles d’obtenir un travail grâce à leur poste dans l’AE, ce sont les VP externe, car ce sont eux qui travaillent directement avec les entreprises. Après pour ce qui est du prestige au sein de l’école, il ne faut pas oublier que président de l’AE, c’est plus de problèmes que de rayonnement. Tu vas travailler toute l’année et personne ne va le voir. Joaquim cette année par exemple, personne ne l’a vu travaillé alors qu’il a eu de gros problèmes à gérer. Si tu observes le temps consacrer par les membres de L’AE, c’est 60% de problèmes, 30% de réaction, et 10% de fun. Il y a certes beaucoup d’avantage à être dans l’AE, mais endosser ce rôle de président de l’AE, c’est beaucoup de problèmes, dès le début, on n’est pas dans une optique de « fame », qui d’après moi est plus réservé aux comités d’intégrations. Et toute l’année c’est l’objectif : résoudre des problèmes. On pourrait le voir comme une belle année, la dernière année, mais non ce n’est pas tout à fait ça, et donc non tu ne fais pas ça pour le titre, tu le fais pour les étudiants parce que tu adores cette école, mais surtout pour toi, ton développement personnel. C’est l’occasion de montrer à 4000 étudiants qu’on peut faire des choses extraordinaires, surtout sur le plan professionnel, et tout ça pour eux. Ce poste m’attire parce qu’il permet de véhiculer une idée, et aider les gens à y arriver. En étant le Président de l’AEHEC, tu peux présenter n’importe quel projet à l’école et tu as au moins la chance d’être écouté. L’année prochaine les comités et étudiants peuvent être certains qu’ils auront mon soutien dans leurs projets et je serai leur intermédiaire pour leur laisser la chance de s’exprimer et d’être écoutés auprès de la direction.

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