» Les fermes aux animaux / L'Intérêt

Les fermes aux animaux

26
déc
2011

Cette période semble propice à toute sorte de mises en garde, de prévention… Durant le mois d’octobre, une foule de bénévoles méritants a milité contre le cancer du sein, le mois suivant, les plus téméraires se sont laissés pousser la moustache pour manifester leur solidarité envers les malades atteints du cancer de la prostate, et tout récemment, une association étudiante, ABC, nous interpelle sur les violences faites aux femmes. Hé bien, il y a quelques jours, une étude scientifique des plus sérieuses, publiée dans le très solennel journal français Le Monde nous met en garde contre… le cancer du pénis. L’étude du Journal of Sexual Medicine n’est pas une énième sonnette d’alarme contre les dangers du téléphone ou des ondes… Non pas du tout, l’étude révèle qu’avoir des relations sexuelles avec des animaux accroit de manière spectaculaire les risques de développer cette pathologie. Vous me direz qu’on n’est pas tous zoophiles.

Pourtant, l’étude menée au Brésil auprès d’un échantillon de la population rurale montre que plus d’un tiers des sondés admettent avoir déjà eu des relations sexuelles avec des animaux. Les animaux les plus plébiscités sont les juments, les ânesses suivies des mules. Les équidés sont donc visiblement très appréciés, allez savoir pourquoi. Mais rassurez-vous, les autres animaux de bassecour ne sont pas non plus en reste : poules, truies… tout y passe. L’amour ne connait pas de frontières, c’est bien connu. Les adeptes des animaux, pourra-t-on dire, sont, rassurez-vous, polyvalents. La plupart sont en couple, avec une femme, humaine (la précision parait être ici nécessaire). Les relations avec des animaux semblent donc être une roue de secours durant des temps difficiles. Ou pas, car l’étude montre aussi que près de la moitié des ces adeptes le font chaque semaine. Enfin, le but n’est pas d’établir des préjugés culturels. L’homme cherche à satisfaire ses désirs, le contexte, l’époque ou le lieu n’y changent rien. Certains ont recours à des services tarifés, d’autres à des animaux. Le comportement sexuel de l’homme n’a plus rien de l’acte pur et simple de reproduction qui assure la survie de l’espèce. Ce schéma a été abandonné depuis longtemps pour un rapport plus charnel et érotique.

En tout cas, les amants des animaux sont beaucoup plus touchés par le cancer du pénis. Normal me direz-vous, le contact avec certaines muqueuses et d’autres microbes d’origine animale n’est pas ce qu’il y a de plus propre même si l’on prône un rapprochement avec la nature, les animaux, la Terre par ces temps de crise écologique… D’ailleurs, 17 % des cancers au Brésil sont de cette nature. Rappelons que le cancer du pénis peut aller jusqu’à la pénectomie soit l’amputation. La zoophilie est donc une pratique à hauts risques, sans vouloir diaboliser l’image des animaux. Morale de l’histoire, s’il y en a une, faites attention où vous mettez les pieds.





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