De l’inspiration à revendre au comité Femmes en Affaires

Le comité Femmes en Affaires est de plus en plus connu dans la communauté étudiante d’HEC. En effet, vous êtes environ 85,7% à les connaître. Elles prônent l’égalité des chances et des droits notamment dans le monde des affaires et mettent en avant des modèles féminins de réussite dans le milieu du travail.

Pour en savoir un peu plus sur ce comité et ses actions, nous avons pu parler avec une des VP du comité, voici Léna : 

Est-ce que tu peux te présenter? 

Je m’appelle Léna Penaranda, je suis actuellement VP marketing dans le comité Femmes en Affaires, dont je fais partie depuis automne 2019. Mon rôle dans le comité est de promouvoir les événements, mettre en place une stratégie de communication, créer les visuels et réaliser la newsletter. 

Quel est le but de ce comité ? 

Le comité a été créé en 2013 et notre mission est « l’empowerment » des femmes en faisant la promotion de leur rôle dans le milieu des affaires, le monde universitaire et le monde de la gestion. On va faire ça en créant des événements où on va mettre en avant des modèles féminins ou en publiant sur Facebook des profils de femmes d’influence. On va également ouvrir le dialogue sur nos réseaux sociaux sur des sujets plus larges qui touchent au féminisme comme le cancer du sein, le droit à l’avortement ou le port de l’uniforme à l’école.

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement malgré la pandémie? 

Pendant la période de la Covid-19, on a dû comme tout le monde se réinventer et on est donc passé sur un mode en ligne, avec entre autres des ateliers en ligne. Par exemple, pour communiquer avec les étudiants, on a lancé en juin 2020 la newsletter qui apparaît chaque mois pour promouvoir nos événements, nos partenaires et pour parler de l’actualité dans le monde des affaires et des femmes inspirantes.

La diminution des coûts engendrés par la réalisation de nos événements en ligne nous permet de verser le profit récolté grâce à la vente de billets à un organisme, comme le Chaînon qui fournit des services d’écoute et d’hébergement aux femmes en difficulté. 

On a aussi un projet de bourse en partenariat avec IA Groupe financier pour récompenser une étudiante qui se démarque par son leadership. 

En quoi penses-tu que ce comité a contribué à changer les mentalités ? 

Au début, le comité se limitait vraiment à un petit regroupement de personnes et puis il a pris de plus en plus de place au sein d’HEC, jusqu’à l’année dernière où on a été nommé « Comité de l’année » par le SAE avec le comité Humaniterre. C’est certain que cela nous a donné beaucoup de visibilité.

On commence à se rendre compte que les mentalités changent par le fait que de plus en plus de partenaires nous approchent. Cela montre que les entreprises se rendent compte de l’importance de l’égalité hommes-femmes et de l’inclusion.

On a aussi remarqué que nos publications les plus engagées sur les réseaux sociaux (qui n’ont pas forcément de rapport avec le monde des affaires) comme ceux sur le cancer du sein, les violences conjugales ou l’avortement sont ceux qui sont les plus partagés, commentés, aimés… Je pense que ça montre à quel point les gens sont en train de s’ouvrir au sujet de l’égalité des genres et c’est une bonne chose. 

En quoi est-ce important pour vous d’accorder une place aux hommes dans votre comité ?

Depuis l’année dernière, on a instauré le concept des homm’bassadeurs. Ce sont des étudiants d’HEC volontaires pour représenter le comité et lui donner plus de visibilité. Cette année, on a 10 homm’bassadeurs qui sont impliqués un peu partout (CSL, Comité Promo, l’AEHEC). Ils travaillent sur leur propre projet en ce moment dans lequel ils vont réaliser des capsules vidéo et des ateliers en ligne en lien avec la masculinité toxique ou d’autres sujets qui peuvent les toucher. 

C’est important pour nous d’inclure les hommes pour faire comprendre que c’est un comité pour tout le monde, pour ouvrir le débat sur ces sujets-là et pour montrer que le féminisme ce n’est pas les femmes supérieures aux hommes, mais les femmes égales aux hommes. Donc que ce n’est pas parce que les femmes se font une place dans le monde du travail que les hommes vont perdre la leur. 

On a vu sur les réseaux sociaux passer des hommes en jupe qui identifiaient Femmes en Affaires, pourquoi? 

Récemment, au Québec, il y a eu un mouvement dans lequel les écolières revendiquaient leur droit de s’habiller comme elles le souhaitaient. Ce mouvement protestait contre les interdictions qui sont faites aux filles de mettre des jupes ou de montrer une épaule à l’école. Il mettait également en avant le problème qu’il y a avec l’objectification du corps de la femme et pas celui de l’homme, puisque les hommes n’ont pas d’interdictions vestimentaires dans les établissements d’enseignement. 

En guise de soutien à ce mouvement, les écoliers ont décidé de porter une jupe à l’école ou dans les Cégeps, pour dénoncer le fait qu’une fille qui porte une jupe jugée trop courte devra aller se changer et sera réprimandée. 

On a donc demandé à nos homm’bassadeurs de faire partie du projet et ils ont directement tous accepté de porter une jupe, en soutien au mouvement.

En espérant que cette entrevue vous aura aidé à les connaître un peu mieux et à comprendre pleinement leurs actions. Si vous voulez voir régulièrement ce qu’elles proposent :

Instagram : @femmesenaffaires

Facebook : Femmes en Affaires – HEC Montréal

LinkedIn : Femmes en Affaires – HEC Montréal

1