Chronique: Le Siècle de la Rupture (Épisode 2)

« Sans précédent ». À l’heure où la Mondialisation connaît son apogée, où le numérique est passé en un éclair d’un simple outil de travail à une composante essentielle de notre mode de vie, et où les conflits idéologiques toujours brûlants déchirent les puissances de notre monde,notre environnement mondial plus complexe que jamais : tout s’accélère et nos repères se dérobent. Des bouleversements qui coïncident avec notre entrée dans le 21e siècle, siècle dans lequel nous avançons désormais avec prudence, car nous nous apprêtons à vivre un tournant décisif de notre Histoire.

 

Épisode 2 : Le Compte à Rebours Écologique


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Nous allons tous mourir, nous le savons très bien. Or, cela pourrait arriver plus tôt que prévu même si nous vivons comme si la planète pouvait indéfiniment offrir de quoi assurer la survie et la subsistance de notre espèce. Mais ce n’est qu’une douce illusion, et ça aussi, nous le savons. La planète Terre existe depuis plus de quatre milliards et demi d’années, et en quelques siècles de domination aveugle, l’Homme a infligé à lui seul des dérèglements considérables qu’il a un jour cru pouvoir contrôler. Aujourd’hui, notre planète est dans un état critique sans précédent, à tel point que nous courrons à la catastrophe. Et ça aussi, nous le savons, mais cela ne nous inquiète pas plus que ça. Là encore, le XXIe siècle est sur le point de devenir le théâtre de problématiques d’une ampleur planétaire, dans tous les sens du terme. Comment se fait-il alors que nous n’agissions pas plus ? Cela révèle une triste tendance du rapport entre l’Humanité et la planète qui l’a vue naître, grandir et prospérer : celle d’attendre qu’il soit trop tard pour limiter les dégâts. Ne dit-on pas pourtant qu’il vaut mieux prévenir que guérir ?

Le Réchauffement Climatique. Des années qu’on nous bassine sans cesse avec ces salades que l’on ne veut plus entendre. Oui, bon, nous savons qu’il faut être prudents et économes, mais il faut bien prendre la voiture pour se rendre au travail, faire les courses…Un ou deux ours blancs en moins, qu’est-ce que ça change ?

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Le Soleil ? C’est chaud. La Terre ? Ça commence à chauffer aussi. La température moyenne sur le globe est sur le point d’atteindre un niveau qu’elle n’avait plus connu depuis 14 millions d’années, bien avant l’apparition des premiers hommes, des conditions auxquelles notre évolution n’était pas nécessairement préparée. Des espèces animales et végétales disparaissent à un rythme affolant, pourtant l’Homme, être d’exception, semble pouvoir résister à tout ce qui détruit la nature, puisqu’il est à l’origine et donc maître de cette destruction de masse largement cautionnée par des populations pourtant dites « éduquées ». Ces populations éduquées, c’est nous, bons citoyens sympathiques coincés entre une myopie intellectuelle qui nous empêche de prendre conscience de l’ampleur des conséquences écologiques du système que nous alimentons et entre un lâche sentiment d’impuissance face à cette même ampleur qui nous dépasse. Mais tout cela n’est pas bien grave, car nous jetons nos déchets à la poubelle, et c’est déjà bien… Et si l’Homme seul peut résister à cette vague déferlante de destruction, c’est simplement parce que… en fait on ne sait pas trop pourquoi.

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Fin 2015, des dirigeants de pays du monde entier se sont rassemblés à Paris pour un sommet exceptionnel : celui de la COP21. Objectif : fixer des restrictions plus sévères sur l’émission de gaz à effet de serre, et mener une action symbolique forte pour faire évoluer les mentalités. Car on ne parle plus de risque, mais bien de la plus grande menace à laquelle nous ayons jamais été confrontés. Cela dit, ce n’est que depuis le début des années 1990 que l’impact négatif de l’activité humaine sur l’environnement a enfin été reconnu. Rio en a fait son thème principal durant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2016 : le niveau de pollution mondial bat son propre record chaque année, la qualité de l’air et de l’eau se dégrade, des espèces disparaissent, des forêts sont rasées, des déchets nucléaires ou encore pétroliers sont éparpillés un peu partout là où cela ne nous gêne pas outre mesure. De leur côté, les gouvernements peinent à réagir, car si l’exploitation du pétrole est polluante, elle et encore trop payante.

Mais tout ça, nous le savons. Ce que nous ne savons peut-être pas, en revanche, c’est que la montée du niveau de la mer causée par le réchauffement menace des pays d’être engloutis sous les eaux, que la hausse de température provoque des dérèglements du cycle de l’eau de pluie (Ouragans violents, blizzards et sécheresse qui n’auraient jamais eu lieu sans l’intervention humaine). Ajoutons un mot sur le pétrole, qui en plus de polluer à des échelles qu’il ne sert à rien d’évoquer, est à l’origine de toute notre économie, qui en est profondément dépendante. On estime l’épuisement de ses réserves vers 2070, pourtant, son exploitation ne cesse elle-aussi d’augmenter. Deux solutions s’offrent alors à nous : trouver et adopter rapidement des sources d’énergie alternatives, ou regarder avec curiosité comment nous allons nous en sortir cette fois, si nous nous en sortons.

crepuscule-de-la-natureOui, vous pouvez vous pincer, car non, vous ne rêvez pas. L’être humain est un génie, un être à part, qui après avoir eu la chance miraculeuse de connaître la vie sur Terre, a été assez brillant pour précipiter sa propre extinction, et ce en un temps record. Un exploit dont même les dinosaures ne peuvent se vanter. Et il serait avisé d’agir pendant qu’il en est encore temps, car après avoir crié haut et fort « Je suis Charlie », nous pourrions en venir bientôt à dire « Je suis Ours Blanc », et ce en attendant que vienne notre propre tour… Tout ceci concerne notre avenir proche, certes, mais surtout notre présent. Si elle garde le même mode de fonctionnement, l’Humanité pourrait bien ne jamais connaître le XXIIe siècle… Et c’est au XXIe que tout cela va se jouer.

N’hésite pas à jeter un coup d’œil au premier épisode de ma chronique que tu peux retrouver juste ici!

Catégories: Développement durable,L'Actu

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